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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 07:37

Boualem Khalfa; à droite, avec Kateb Yacine et Henri Alleg

Boualem Khalfa; à droite, avec Kateb Yacine et Henri Alleg

Le Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS), parti des communistes algériens, a annoncé le décès de Boualem Khalfa.

Nous exprimons à nos camarades algériens nos profondes condoléances.

 

Nous reproduisons la nécrologie publiée par le PADS (lien). B

oualem Khalfa fut un militant et dirigeant communiste hautement conséquent, fidèle aux intérêts de la classe ouvrière algérienne et à son organisation, dans les difficultés souvent extrêmes qu'elles ont rencontrées depuis son engagement politique en 1946.

 

Décès du dirigeant communiste Boualem Khalfa - Publié le 7 Juillet 2017 par Lien-pads

 

Il nous a quittés ce matin à Paris [7 juillet 2017].

Il est mort à l'âge de 94 ans après une hospitalisation de 12 jours.

Il était malade depuis plusieurs années.

Sa femme Colette l'a admirablement soutenu durant toutes ces années. 

 

Notre camarade a combattu jusqu'à son dernier souffle pour l'émancipation des classes exploitées et opprimées.

Il est resté fidèle à ses convictions communistes et profondément convaincu que l'avenir appartient au communisme qui délivrera à jamais les travailleurs de l'exploitation capitaliste, de la misère, des privations et des guerres.

 

 Après avoir commencé très jeune à fréquenter les mouvements nationalistes, Boualem a adhéré au parti communiste algérien en 1946.

 

Sa rencontre avec Bachir Hadj Ali en 1944 fut décisive.

Ses aspirations profondes à une société bannissant l'oppression et les inégalités trouvèrent une réponse forte dans sa prise de connaissance du marxisme auquel Bachir venait de l'initier.

A partir de ce moment là, Boualem comprit qu'il était impossible de dissocier la lutte contre l'oppression colonialiste de la lutte pour l'abolition du capitalisme, pour une société socialiste fondée sur la propriété sociale des moyens de production et dirigée par la classe ouvrière et ses alliés.

 

L'autocritique effectuée en 1946 par le PCA sur les erreurs d'appréciation des manifestations du 8 mai 1945, manifestations sauvagement réprimées par les colonialistes, dissipa ses dernières réticences. 

 

Depuis ce moment, la vie de Boualem fut intimement liée à celle de son nouveau parti, à la défense de ses idéaux et de ses objectifs.

Il participa à l'animation des comités constitués par le PCA pour exiger la libération et l'amnistie des Algériens arrêtés lors des manifestations du 8 mai.

 

Après quelques mois d'exercice de la fonction d'instituteur dans une région rurale où il prend la mesure de la misère profonde des paysans algériens dépossédés de leur terre par les colonialistes, il rejoint la rédaction d'Alger républicain en 1944.

Au sein d'une rédaction composée principalement d'éléments européens, les Algériens lettrés étant très rares du fait de la colonisation, il se fait vite remarquer.

 

Il est très apprécié par son style d'écriture net et précis allié à un contenu de classe concret et sans concession.

Le journal est en train de rassembler un large éventail de forces qui combattent le colonialisme et dénoncent l'arbitraire et la répression coloniales.

Il est la tribune des travailleurs dans leurs luttes contre l'exploitation. 

 

Boualem Khalfa est nommé rédacteur en chef.

Les difficultés financières du journal poussèrent les éléments socialistes européens à laisser place au sein du conseil d'administration d'Alger républicain à des communistes "arabo-berbères" et européens.

 

Boualem Khalfa subit la colère des autorités coloniales qui usent contre Alger républicain de tous les artifices judiciaires pour le faire taire.

En 1953 il est condamné à deux ans et demi de prison.

 

L'algérianisation de l'encadrement du PCA s'intensifiant, Boualem Khalfa est élu membre de son bureau politique quelques mois avant le déclenchement de l'insurrection armée du 1 er novembre 1954.

Il est nommé rédacteur en chef de Liberté, l'organe central du PCA.

 

Il est condamné à deux ans de prison pour son éditorial du 4 novembre dans lequel il se prononce sur les actions armées du 1er novembre en exprimant, bien qu'à mots couverts pour échapper à la censure, le soutien du PCA aux "aspirations légitimes du peuple algérien", c'est-à-dire à sa libération nationale.

 

Après la dissolution du PCA en septembre 1955 et l'interdiction de toutes ses activités, il est désigné par la direction clandestine du parti comme coordinateur des premiers noyaux armés des Combattants de la Libération dans l'Oranie.

 

Il est arrêté en 1956 et torturé.

Il est menacé d'exécution sommaire.

Il est condamné par le Tribunal militaire d'Oran à vingt ans de travaux forcés.

Il est transféré en France où il passe d'une prison à l'autre, de la prison des Baumettes à Marseille, à celle de la Santé à Paris, puis à Caen et à Rennes.

Avec l'aide du PCF, il s'évade de la prison de Caen où il avait été ramené en 1961.

 

Il est chargé de diriger la Fédération de France du parti.

 

 

A l'indépendance il retourne en Algérie où il va co-diriger Alger républicain avec Henri Alleg, lui-même rescapé de la torture que lui infligèrent les paras de Massu après son arrestation en juin 1957, évadé d'une prison française et réfugié en Tchécoslovaquie.

 

Malgré les menaces de mort à peine voilées des envoyés du GPRA et du FLN, une nouvelle pléiade de communistes sous l'impulsion de Boualem Khalfa, d'Henri Alleg et de Abdelhamid Benzine, relance Alger républicain.

En pleine crise du FLN déchiré entre différentes tendances, au milieu des coups de feu qui ciblent la chambre d'hôtel où se tiennent les réunions de rédaction et s'écrivent les articles, Alger républicain exprime les positions du PCA et se fait l'écho des aspirations profondes de la population à la paix après 7 ans et demi d'une dure guerre de libération et d'une féroce répression qui a fait près de un million de morts.

Le mot d'ordre de "Sebaa Snine Barakat" (7 années ça suffit!) surgi des profondeurs des masses est popularisé à la Une du journal.

 

 

Le régime issu des compromis de l'été 1962 doit répondre aux attentes sociales des classes populaires et amorcer la construction d'une nation indépendante.

 

Mais en novembre  de la même année, il prononce l'interdiction du PCA.

Il n'ose cependant pas encore s'attaquer à Alger républicain.

Les différentes tendances du pouvoir craignent la réaction populaire et espèrent en même temps utiliser son immense prestige dans les luttes qui les opposent les unes aux autres.

La direction du journal tient bon et défend son indépendance par rapport au pouvoir.

Elle le soutient dans tout ce qu'il entreprend de positif pour satisfaire les revendications des travailleurs et accomplir des pas vers l'application réelle du choix officiel du socialisme. 

Elle le critique dans toutes ses orientations négatives tout en tenant compte de l'hégémonie des dirigeants.

L'aile droite du régime s'acharne dans les coulisses à réduire le journal au silence.

Son aile gauche, autoritaire et idéologiquement instable manie le chantage à l'interdiction pour que le journal atténue ses critiques.

 

Le PCA avait engagé un processus d'auto-dissolution après l'adoption de la Charte d'Alger par le congrès du FLN en avril 1964.

Le lexique marxiste utilisé dans ce texte avait fait naître de grosses illusions au sein d'un large éventail de forces acquises au socialisme et aspirant à leur unification dans une organisation d'avant-garde qui se serait démarquée des confusions régnant au sein du FLN.

Boualem Khalfa avait senti que cette aspiration était irréalisable avec les responsables du FLN, étant donné la composante petite-bourgeoise droitière dominante et instable de ce parti-Etat.

Il est parmi les premiers à se féliciter de l'arrêt du processus d'auto-dissolution du PCA et à la reprise des activités clandestines de toutes ses organisations, bien avant le coup d'Etat du 19 juin 1965.

 

Ce coup d'Etat aboutit à la fermeture du journal, dernier espace où les travailleurs et les patriotes partisans du socialisme arrivaient à se faire entendre.

Le journal avait refusé de publier la proclamation du nouveau Conseil de la Révolution, estimant que les divergences auraient dû être exposées et discutées publiquement et tranchées dans les instances légales du pays. 

 

Les dirigeants du journal et la plupart de ses rédacteurs et employés sont persécutés ou contraints à la clandestinité pour échapper aux arrestations.

 

 

Boualem Khalfa est de nouveau obligé de poursuivre son combat de militant et de dirigeant communiste dans la clandestinité.

Sa femme Colette doit élever seule les enfants.

La police tente d'atteindre Boualem en organisant le rapt de leur fille mais est obligée de la libérer piteusement devant le scandale politique que son action ignoble a soulevé.

 

D'une grande rigueur et d'une grande intransigeance idéologique et politique, Boualem est un organisateur hors pair.

Il réussit à échapper à tous les pièges tendus par la police pour le neutraliser. Bachir Hadj Ali ayant été arrêté dès le mois de septembre 1965 c'est sur les épaules de Hadjerès, de Benzine et de lui-même que la lutte des militants communistes va se poursuivre. 

 

Après l'échec de la tentative de fusion de la "gauche" du FLN et du PCA dans le cadre de l'Organisation de la Résistance Populaire, le PCA se reconstitue sous le nom du Parti de l'Avant-garde Socialiste le 26 janvier 1966.

 

 

Les luttes ouvrières et populaires, les faiblesses encore relatives de l'aile bourgeoise du pouvoir, les orientations de gauche de plus en plus incarnées par Boumediene au sein du régime suscitent des contradiction et des décantations dans les appareils d'Etat.

Elles laissent espérer que son aile gauche pouvait l'emporter.

A condition cependant qu'elle s'appuie résolument sur les travailleurs et remplace les méthodes autoritaires par des méthodes basées sur la libre discussion et l'organisation démocratique des masses populaires autour des tâches d'édification nationale dans une perspective résolument socialiste : limitation de la propriété foncière, démocratisation de l'enseignement, industrialisation, récupération des richesses nationales, des hydrocarbures notamment, constitution d'un secteur public au service des travailleurs et de l'indépendance économique, gestion démocratique de ce secteur, planification démocratique et impérative, renforcement des capacités de la défense nationale, rapprochement avec les pays socialistes, soutien au mouvement de libération nationale dans le monde, etc.

Toutes ses questions se trouvent posées par l'ampleur de la mobilisation populaire et des premiers grands craquements qui se font entendre au sein du régime.

 

Au sein du pouvoir de l'époque, Boumediene et le courant qui se tient derrière lui sont ceux qui ressentent le plus le besoin de s'appuyer sur de larges forces pour surmonter les oppositions internes du régime à leurs orientations socialisantes.

 

Boumediene entreprit en 1974 de faire cesser les poursuites engagées contre les militants clandestins recherchés du PAGS pour contribuer à la réalisation d'un front interne.

 

La direction du PAGS saisit cette intention et fit sortir de la clandestinité un certain nombre de ses cadres recherchés par la police.

Boualem en fait partie en compagnie de Abdelhamid Benzine, et de quelques autres cadres. 

Ils sont chargés de mener un important travail légal de concertation en direction des courants anti-impérialistes qui avaient opté pour le socialisme, d'épauler sous des formes adaptées la poursuite du travail illégal, et d'animer les relations à l'international.

 

Le PAGS s'était montré ouvert aux préoccupations des forces acquises à la construction d'un grand parti d'avant-garde unifié.

En même temps il avait signifié sa méfiance à l'égard de l'aile anticommuniste du régime en maintenant dans la clandestinité la plus grand partie de son encadrement, en refusant de faire sortir tous ses dirigeants dans la légalité.

 

Les camarades sortis à la légalité savaient en réalité qu'ils étaient en "liberté surveillée".

 

En France, par dizaines des jeunes de l'immigration algérienne adhéraient au PAGS.

Boualem est désigné pour diriger le travail du parti en France à un moment où le PCF exerçait des pressions sur lui pour l'obliger à se dissoudre dans le FLN.

Le PCF avait depuis 1976 interdit au PAGS de participer à la Fête de l'Humanité.

En dépit des protestations de Boualem et du travail de clarification effectué en direction des militants du PCF c'est le FLN qui occupera jusqu'en 1989 l'espace dont le PAGS a été exclu.

 

 

Après le congrès du PAGS de décembre 1990, Boualem Khalfa se rend vite compte que la nouvelle direction s'éloignait du marxisme-léninisme alors qu'elle lui avait juré fidélité tout en cachant ses véritables objectifs.

La dangereuse montée des forces de la réaction camouflées sous l'étendard de l'Islam, leur programme de liquidation physique des communistes et des progressistes sont exploités par cette nouvelle direction pour justifier l'auto-liquidation du PAGS et la substitution à ce glorieux parti d'un  front démocratique républicain sur la base du reniement complet du marxisme.

Dans le contexte international de contre-révolution, des illusions semées par Gorbatchev autour de sa théorie réactionnaire de la "nouvelle mentalité", la nouvelle direction usa de tous les moyens déloyaux pour discréditer ceux qui défendaient les orientations fondatrices du mouvement communiste.

Elle alla même jusqu'à prétendre au nom d'une prétendue contradiction principale entre "capitalisme moderne" et "capitalisme archaïque" que la dissolution du PAGS allait avoir pour résultat d'isoler les forces de l'ultra-réaction et de faciliter la constitution du front interne indispensable à leur élimination.

 

 

Boualem fut l'un de ceux qui se dressèrent comme un roc contre cette tendance.

Ils combattirent cette argumentation trompeuse et défendirent le principe de mener de front la lutte contre l'ultra-réaction et la lutte pour les aspirations de classe des travailleurs et des masses populaires.

 

 

Après la liquidation du PAGS en janvier 1993, Boualem signa l'appel du 26 janvier à reconstituer le parti communiste.

 

 

Il fit partie du groupe qui le reconstitua sous le nom de Parti Algérien pour la Démocratie et le socialisme dans les mois qui suivirent l'adoption de la déclaration du 1er mars de la même année.

 

 

 

Toute la vie de Boualem Khalfa fut tendue par la lutte pour le renversement de l'ordre des exploiteurs, pour la prise du pouvoir par la classe ouvrière et de ses alliés afin d'instaurer la société socialiste, première phase historique vers le communisme.

Il était convaincu que l'instrument de ces transformations titanesques est le parti dont il faut préserver, comme la prunelle de ses yeux, l'indépendance organique et idéologique, ses liens indissolubles avec le marxisme-léninisme, qu'il faut enraciner au plus profond des couches sociales qui souffrent de l'exploitation et de l'oppression, de la misère, des inégalités et des guerres.

Son immense expérience dans la lutte contre les idéologies féodales, bourgeoises et petites-bourgeoises, sa vigilance envers les courants versatiles de la petite-bourgeoisie, une vigilance aiguisée par les leçons tirées de la lutte au contact avec divers milieux politiques aux diverses étapes de l'évolution de la société en Algérie et dans le monde, ont contribué énormément au rassemblement des premiers noyaux communistes sur des bases rigoureuses.

 

Son nom suscite la confiance au sein des milieux révolutionnaires. Il déclenche aussi la haine de la bourgeoisie et de ceux qui ont renié le communisme.

 

 

Les communistes algériens jurent leur fidélité aux idéaux défendus par Boualem.

Ils s'inspireront de sa capacité à tenir compte des exigences de la réalité concrète des luttes et de la fermeté inébranlable dans la défense des aspirations sociales et politiques de la classe ouvrière gardant constamment le cap sur la nécessité historique d'abattre le régime capitaliste.

 

 

Boualem est mort après s'être battu jusqu'à son dernier souffle.

D'autres Boualem surgissent et surgiront pour poursuivre son combat et semer l'épouvante au sein des classes exploiteuses.

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Publié par pcfmanteslajolie - dans International Histoire
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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 06:53

Déclaration du Parti Communiste Grec (KKE)

Les 30 juin - 1er et 2 juillet 2017, le parc « FIX » à Athènes a accueilli pour la 17e année consécutive les événements politico-culturels de la fédération de l’Attique du Parti Communiste Grec pour les travailleurs grecs, immigrés et réfugiés.

Dans le cadre de ces événements il y a eu des discussions politiques, des représentations musicales et théâtrales. Il y avait aussi un espace de jeu pour enfants, comprenant de riches activités

Dans le grand rassemblement politique, Thodoris Chionis, membre du Bureau politique du Comité Central du KKE, a prononcé un discours, appelant, entre autres, à l’intensification de la lutte commune « contre l'exploitation qui devient de plus en plus brutale et contre le terrorisme dans les lieux de travail, qui maintiennent et augmentent les privilèges de quelques-uns, des maîtres de la richesse, qui l’arrachent au travail de la majorité, de tous les travailleurs, locaux et étrangers, avec le soutien de leurs gouvernements ».

Comme Thodoris Chionis l'a souligné, nous, les ouvriers grecs, immigrés et réfugiés « n'avons rien qui nous divise. Nous sommes unis par le droit de vivre une vie meilleure dans une nouvelle société en Grèce et dans vos pays, en envoyant en enfer le système d'exploitation, de pauvreté et de guerres impérialistes, le capitalisme ». En s’adressant aux immigrés, il a noté: « En Grèce, comme dans d'autres pays, le système qui vous a chassé de vos patries, ne peut pas assurer ni aux Grecs, ni aux travailleurs étrangers une vie décente, une vie avec des droits ». En appelant à la mobilisation avec le KKE, il a noté que « C’est avec la même constance avec laquelle il se bat pour les droits et les intérêts des travailleurs grecs que le KKE défend la position et les intérêts des immigrés et de leurs enfants qui travaillent et vivent en Grèce, les besoins des réfugiés. Parce que seul le KKE lutte pour éradiquer le mal qui empêche les peuples de vivre dans la dignité et la sécurité et d’être maîtres chez eux. Parce que seul le KKE associe le traitement des conséquences du problème des immigrés et des réfugiés à la lutte contre les causes les entraînant, à la fin des guerres impérialistes, à l'abolition de l'exploitation ».

Dix-neuf communautés d'immigrés ont participé à ces événements, celles de l'Éthiopie, de l'Arménie, de la Bulgarie, du Ghana, du Zimbabwe, du Cameroun, du Kenya, de Madagascar, de la Moldavie, du Maroc, du Burkina Faso, du Nigeria, du Pakistan, de la Palestine, de la Russie, de la Sierra Leone, du Soudan, du Sri Lanka, de la Tanzanie.

Le programme culturel comprenait également des spectacles de danse de l'Association russe « Berioska », du Sri Lanka et du groupe de l'Union d’amitié greco-moldave «Moldava». De plus, le Centre de recherche du folklore grec a donné un spectacle intitulé « Du Danube à l'Èbre », alors que le groupe de l’Organisation sectorielle d'Athènes-Ouest a donné un spectacle musical ayant pour thème les réfugiés et la guerre. La soirée s’est terminée par un programme de musique grecque traditionnelle.
 

 

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 06:52

 

 

Le mardi 27 juin, le siège du Ministère du Pouvoir Populaire pour les Relations Intérieures, la Justice et la Paix ainsi que la Cour suprême de Justice du Venezuela ont été bombardés et visés par des tirs provenant d’un hélicoptère volé.


Depuis avril 2017, le Venezuela est témoin d'une escalade d'agressions, d'assassinats politiques de membres ou de soutiens du gouvernement et d'attaques armées contre des biens privés et d'État, y compris contre des hôpitaux et des centres d'aide sociale. C'est un moment d'une extrême gravité, dans lequel la droite vénézuélienne cherche, par la violence généralisée, à répandre le chaos dans le pays afin de justifier un coup d’État ou une intervention étrangère.


En plus du sabotage économique et du terrorisme médiatique, l'utilisation de groupes paramilitaires est devenue une pratique courante de la part des groupes de l'opposition.


Cette méthode a systématiquement été appliqué depuis la victoire de Nicolas Maduro aux élections présidentielles du 14 avril 2013, lors d'une élection libre et directe, accompagnée d'observateurs du monde entier et dont le résultat a été reconnu par la communauté internationale. Depuis, l'opposition tente de renverser le président élu, dont le mandat constitutionnel ne se termine qu'en 2019, avec la complicité d'un média partial, lié et contrôlé par l'oligarchie vénézuélienne.


Pour tenter de pacifier le pays et à la demande du président Nicolas Maduro, l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) a mis en place en 2016 une table de négociation avec l'opposition, arbitrée par l’ancien président du Panama : Martin Torrijos, l’ancien président de la République Dominicaine : Leonel Fernandez, et par l'ancien chef du gouvernement espagnol : José Luis Rodriguez Zapatero, un effort auquel le Vatican s'est joint, sous l'autorité directe du pape François.


En outre, dans le but de promouvoir la paix et le dialogue, de promouvoir des changements démocratiques et sociaux, ouvrant la voie à la résolution des graves problèmes économiques du pays, une Assemblée nationale constituante a été convoquée le 1er mai 2017, dont l'élection aura lieu le 30 Juillet prochain.


Mais l’opposition répond toujours aux appels et aux initiatives constantes du président Nicolas Maduro en faveur du dialogue par le boycott et par l’augmentation de la violence.


Le Parti Communiste du Brésil (PCdoB) exprime sa condamnation la plus énergique des méthodes fascistes utilisées par les groupes extrémistes de l'opposition vénézuélienne et proclame sa solidarité avec la Révolution Bolivarienne, avec le président Nicolas Maduro et avec le processus constitutif en cours comme outil de pacification totale du pays.

 

Le Secrétariat national du Parti communiste du Brésil - PCdoB
 

Sao Paulo, le 29 juin 2017

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 08:02

 


Le 16 juin 2017, le président des États-Unis, Donald Trump, a dévoilé la politique de son gouvernement à l'égard de Cuba dans un discours public où il a démontré une ignorance totale de l'histoire et de la réalité du peuple cubain. Sa décision a été confirmée par la signature d'un décret politique intitulé « Mémorandum présidentiel de sécurité nationale sur le renforcement de la politique des États-Unis envers Cuba » avec pour objectif d'aggraver l'agression contre la Révolution cubaine.


Le président américain a justifié sa décision en faisant part de supposées préoccupations sur la situation des droits de l'Homme à Cuba et en invoquant la nécessité d'appliquer rigoureusement les lois du blocus économique, commercial et financier que le gouvernement nord-américain impose à Cuba depuis plus d’un demi-siècle, malgré le rejet international et celui de nombreux citoyens américains. De manière arrogante, il a exigé que s’opèrent à Cuba des changements internes comme seule condition préalable à la levée du blocus et à l'amélioration des relations entre les deux pays.


La FMJD a toujours soutenu la position de la Révolution cubaine, nous considérons que le blocus - en tant que politique établie unilatéralement par le gouvernement des États-Unis depuis 1962 - doit être levé à la fois de façon unilatérale et sans exiger de conditions des Cubains. En outre, cette politique de génocide constitue une violation flagrante et permanente des droits de l'Homme, si nous prenons en compte que l’objectif principal du blocus est de priver Cuba des ressources nécessaires à son développement en tant que nation souveraine et indépendante, sans compter que l'application extra-territoriale du blocus affecte négativement le développement d’autres nations.


En dépit des restrictions imposées à Cuba par cette politique d’embargo économique, la Révolution cubaine, isolée des recettes impérialistes, a permis au peuple cubain de jouir de droits et de libertés fondamentales pour le plein développement de tous les Cubains, sans aucune forme de distinction ou de discrimination. De plus, la pratique internationaliste constante de la Révolution a contribué au développement des droits de l'Homme dans de nombreux pays du monde.


Néanmoins, dans la société nord-américaine, les droits humains fondamentaux sont violés systématiquement et les États-Unis commettent des violations fréquentes de ces droits dans d'autres pays. La politique impérialiste internationale du gouvernement des États-Unis a démontré son inexistence d’engagement pour le respect de la paix mondiale, droit indispensable à la survie humaine.


La Révolution cubaine est un modèle pour la jeunesse de gauche et progressiste dans le monde entier. Elle démontre la justice et la force du projet socialiste cubain qui reste à ce jour victorieux et qui depuis près de 60 ans ne s’est jamais plié devant les agressions de toutes sortes que lui impose la principale puissance impérialiste mondiale.


La FMJD condamne la nouvelle tentative d'ingérence du gouvernement nord-américain sur l'indépendance de Cuba. Nous soutenons le droit légitime du peuple cubain à son autodétermination en tant que peuple indépendant et souverain et nous exigeons le respect du droit du peuple cubain à décider lui-même de son avenir.


Vive la Révolution cubaine!

 

Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique
Budapest - Juin 2017

 

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 07:08

Le Parti communiste du Venezuela tenait son 15ème congrès du 22 au 25 juin 2017.

Pour le PCV,  défendre les acquis du pays implique une radicalisation du processus bolivarien.
 


Interview de Carolus Wimmer, secrétaire à l’international du Parti communiste du Venezuela (PCV), pour le quotidien socialiste allemand  Junge Welt (journaliste André Scheer), édition du 28 juin 2017. Traduction ML pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf ».

JW : Les nouvelles qui sont diffusées internationalement sur le Venezuela suscitent l’inquiétude. Il est question de guerre civile, de faim, de sous-approvisionnement, d’une situation ingérable du pays. Comment le PCV apprécie-t-il la situation ?

 

CW : Il est totalement faux et sans rapport avec la réalité de parler d’une crise humanitaire ou de famine dans notre pays. On doit cependant reconnaître que les méthodes appliquées, depuis maintenant plus de 18 ans, par les Etats-Unis et leurs alliés, contre le Venezuela, parviennent partiellement à leurs fins.

Dans les premières années, les attaques de l’impérialisme se concentraient sur le président et l’appareil d’Etat. Après de nombreux échecs sur ce terrain, les attaques sont désormais dirigées contre les familles vénézuéliennes, contre l’approvisionnement en nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité. On assiste à une guerre psychologique.
 

JW : Peut-on rendre l’impérialisme des Etats-Unis entièrement responsable des problèmes du Venezuela ou bien ont-ils également des origines internes ?
 

CW : La politique, c’est comme un match de boxe. Quand tu montres tes faiblesses à l’adversaire, il te met KO. La situation momentanément difficile que nous traversons politiquement dans la lutte des classes résulte, entre autres également, de l’illusion que nous détiendrions tout le pouvoir et que nous aurions déjà accédé au socialisme. Mais nous vivons toujours dans le capitalisme. C’est pour cela qu’on ne peut pas se permettre de mettre toutes les difficultés internes sur le dos de l’adversaire mais que l’on doit, par exemple, aussi se confronter à la corruption. Une grande partie des colis alimentaires, qui sont distribués à la population à des prix subventionnés par l’Etat, disparaissent pour réapparaître à des prix excessifs sur le marché noir.
 

JW : De quelle façon pouvez-vous vous opposer à cela ?
 

CW : Le remède, c’est la vérité. On doit dire la vérité à la population, que ce soit le gouvernement ou toutes les autres forces. Cela n’est malheureusement pas toujours le cas. Ainsi, au début de l’année, on a promis que la guerre économique serait résorbée dans les 6 mois à venir : une aberration complète.

Le deuxième remède, c’est la lutte concrète contre la corruption, la bureaucratie et son inefficacité. Le PCV demande que cette question soit prise à bras le corps. Des mesures dans ce sens recevraient un large soutien dans la population.
           

JW : Beaucoup d’amis de la Révolution bolivarienne ont l’impression que le développement impulsé par Hugo Chavez est aujourd’hui dans une impasse.
 

CW : Ce processus n’a rien perdu de sa signification. Le processus bolivarien, tel qu’il est connu internationalement, se poursuit. Comme hier, il a le soutien d’une grande partie de la population et aussi, naturellement, des forces armées. Mais il faut comprendre cette évolution en termes de lutte des classes et non dans un état d’euphorie permanente d’une victoire électorale à la suivante.

Trois options sont devant nous maintenant. D’abord se présente la grande menace d’une intervention directe ou indirecte des Etats-Unis, avec des troupes d’Amérique Latine ou avec l’OTAN. Elle établirait au Venezuela un régime pour le moins d’inspiration fasciste. Deuxième option : une voie réformiste qui conserverait quelque uns des acquis sociaux gagnés ces dernières années, mais dans le cadre du système capitaliste. Cette variante a particulièrement les faveurs des forces sociales-démocrates de l’UE. Notre parti est convaincu qu’elle serait fatale pour la plupart des Vénézuéliens. Les efforts et les sacrifices que la classe ouvrière et le peuple vénézuéliens ont consentis auraient été vains si nous restions dans le capitalisme. Car ce système signifie toujours plus d’injustice, même sous une bonne constitution, toujours plus d’oppression et d’exploitation.

Mais il existe une autre voie : la révolution. Une grand part du peuple est pour la continuation du processus bolivarien, pour toujours « plus de révolution ».

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 07:04

Le PCP condamne avec véhémence la détention d'une députée palestinienne et d'autres militants du FPLP par l'armée israélienne

Déclaration du bureau de presse du Parti Communiste Portugais - 4 juillet 2017
Traduction NK pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf »

 

Le PCP condamne avec véhémence la détention de Khaleda Jarrar, députée du Conseil législatif palestinien, de Khitem Saafin, d'Ihab Massoud et d'autres militants du Front Populaire pour la Libération de la Palestine par l'armée israélienne, depuis le 2 juillet, dans le territoire palestinien occupé de Cisjordanie.
 

Il convient de rappeler que Khaleda Jarrar avait déjà été détenue par l'armée israélienne en avril 2015, elle est par la suite sortie de prison en juin 2016, suite à une large campagne de solidarité internationale pour sa libération.
 

L'arrestation systématique des patriotes palestiniens fait partie intégrante de la politique sioniste d'occupation et de répression, par Israël, contre le peuple palestinien et contre ces forces, tel que le FPLP, qui luttent courageusement pour que leur droits nationaux légitimes soient respectés et garantis.
 

Israël détient de façon inacceptable plus de six mille prisonniers politiques palestiniens dans ses prisons, parmi lesquels plusieurs centaines placés en détentions administratives, sans qu’il n’y ait eu de procès ou d’accusations formelles, y compris des jeunes mineurs. Ces prisonniers ont récemment mené une grève de la faim pour le respect de leurs droits et de leur dignité.
 

Le PCP considère que le gouvernement portugais doit lutter et agir, conformément à la Constitution de la République portugaise et dans le cadre du droit international, pour les droits du peuple palestinien, notamment pour le respect des droits des prisonniers politiques palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, en cherchant à ce qu’ils soient libérés.
 

Le PCP exige la libération immédiate de Khaleda Jarrar et de tous les prisonniers politiques palestiniens et réaffirme sa solidarité avec les Palestiniens et avec leur lutte pour la création d'un État souverain et viable, dans ses frontières d'avant 1967, avec pour capitale Jérusalem-Est, et assurant le droit au retour des réfugiés, comme exposé dans des nombreuses résolutions des Nations unies.

 

 

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 07:13

Canada 150: qu'y a-t-il à célébrer? - Déclaration de la Ligue de la Jeunesse Communiste du Canada

1er juillet 2017

La YCL-LJC considère les mobilisations autour du 150e anniversaire du Canada, qui ont couté au moins 500 millions de dollars, comme des provocations de la part de la classe dirigeante aux peuples autochtones, victimes de l'impérialisme canadien, aux progressistes, à la jeunesse et à la classe ouvrière de ce pays. 

Nous joignons notre voix aux nombreux groupes qui dénoncent fermement la propagande et les tentatives de réécriture de l'histoire canadienne, comme si cette histoire devait être célébrée.

Le Gouvernement du Canada tente de faire de cette journée du 1er juillet une fête à célébrer dans l'unité et dans la fierté.

Néanmoins, plusieurs ne célébreront pas la date de la signature de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique (AANB) qui a uni les dernières colonies britanniques d'Amérique du Nord au sein d'un dominion qui concrétise l'oppression nationale dans sa Constitution.

 

Pour la jeunesse des Premières Nations, Inuit et Métis, l'oppression nationale a été et continue d'être une réalité violente et actuelle qui fait partie des crimes de l'impérialisme canadien.

Le génocide et le racisme anti-autochtone systémique font encore partie de la vie quotidienne des jeunes autochtones.

Ceci est attesté par les innombrables exemples de forces policières qui commettent des abus sexuels et physiques auprès des jeunes femmes autochtones dans l'impunité la plus totale.

Cette situation est également attestée par le peu de progrès dans le dossier de l'Enquête sur les femmes autochtones disparues et assassinées malgré la la demande publique pour cette enquête et la justice.

Le lègue des pensionnats de réforme, qui avaient pour but de "tuer l'Indien dans l'enfant", demeure frais dans la mémoire de la jeunesse qui souffre toujours, en conséquence, l'assimilation forcée et à qui il est impossible d'étudier dans sa langue nationale.

La Loi sur les Indiens, qui prévaut toujours et qui a inspiré le régime d'Apartheid sud-africain, fait des peuples autochtones des citoyens de seconde catégorie.

Demander aux nations autochtones de célébrer ce 1er juillet représente une rature de cette histoire coloniale violente, qui renforce le traumatisme intergénérationnel dans une ère de soi-disant réconciliation.

Le Canada a été construit sur le vol des terres autochtones et ses 150 ans d'histoire ont dévasté les communautés autochtones.

 

Pour la jeunesse du Québec, les 150 ans écoulés depuis la signature de l'AANB sont marquées par l'inégalité et la discrimination.

Ceci est reflété par le fait que, jusqu'à la Révolution tranquille, les travailleurs-euses québécois percevaient des salaires considérablement moindres que ceux de leurs collègues anglophones.

Les opportunités pour la jeunesse québécoise étaient limitées.

Plusieurs gains ont été obtenus grâce à la mobilisation de la jeunesse progressiste québécoise notamment, mais la question nationale est toujours en suspens et l'oppression nationale prévaut toujours.

La signature de la Constitution canadienne sans l'inclusion du Québec en 1982 et l'adoption de l'Acte sur la Clarté référendaire dans la foulée du référendum de 1995, qui rend la séparation et l'auto-détermination du Québec pratiquement impossible, en est un autre exemple.

 

Pour la jeunesse acadienne et pour les jeunes issus des autres minorités nationales francophones, leur expérience des 150 dernières années sont des expériences de luttes pour vivre et étudier dans leur langue, puis pour maintenir des services publics en français à l'extérieur du Québec.

 

La célébration du 150e du Canada est également marquée par l'idée de la grandeur canadienne en tant que pays contribuant à la paix dans le monde.

Le Canada n'a jamais été un pays qui promeut la paix dans le monde, mais le Gouvernement continue de perpétrer ce mythe tout en bénéficiant politiquement et économiquement, en toute discrétion, de la guerre, de l'occupation et de l'extraction de ressources naturelles à travers le monde.

Ceci est évident par la feuille de route belliciste en Syrie et en Irak, par le soutien de régimes brutaux comme ceux d'Israël et d'Arabie Saoudite (à travers la vente d'armement s'élevant à des millions de dollars), et par son rôle dirigeant dans l'OTAN.

Le gouvernement du Canada continue d'augmenter ses crédits de guerre.

Récemment, il a annoncé une augmentation du budget militaire de 70%, augmentation qui lui permettrait d'implanter encore plus violemment ses plans impérialistes en Amérique Latine, en Afrique et au Moyen-Orient en particulier. 

Les monopoles canadiens quant à eux poursuivent leur plan d'extraction des ressources naturelles malgré la résistance des communautés locales.

 

Jeunes communistes, nous nous rappelons la résistance contre les politiques capitalistes, génocidaires et colonialistes du gouvernement canadien à travers ces 150 dernières années, où d'importantes batailles ont été menées par la jeunesse, la classe ouvrière et ses alliés.

Celles-ci incluent les soulèvements de la nation métis de 1873 et 1885, la Grève générale de Winnipeg en 1919, la Marche vers Ottawa pour l'Assurance chômage en 1935, la mobilisation pour la sécurité sociale ou, plus récemment, la grève étudiante de 2012 au Québec et le mouvement 'Idle No More'.

Ces mobilisations représentent des exemples important qui font preuve que les forces vivent existent aujourd'hui au Canada pour aller de l'avant et exiger un changement fondamental.

 

Ce changement fondamental, néanmoins, n'arrivera que si nous travaillons dans l'unité contre notre ennemi principal: la classe capitaliste canadienne et l'impérialisme.

Nous devons maintenir cette unité entre les mouvements sociaux et syndicaux le mouvement féministe, étudiant; mais aussi entre ces mouvements au sein des différentes nations qui constituent le Canada.

Travailler dans l'unité inclut le combat pour changer la constitution canadienne et exiger un nouveau partenariat libre, volontaire et consenti, de ces différentes nations.

Cette Constitution devrait reconnaître le droit de chaque nation à l'auto-détermination, y compris et jusqu'au droit de se séparer.

 

Nous saluons l'appui sans cesse plus important à la lutte contre le lègue colonial du Canada et son histoire d'oppression nationale tel qu'attesté par l'appel du mouvement 'Idle No More' "Unsettle Canada 150" soutenu par plusieurs organisations progressistes incluant la nôtre.

Cet appel est l'occasion de se rappeler qu'il n'y a rien à célébrer 150 ans après la signature d'une Constitution qui a permis et même encouragé la marche des grandes compagnies vers l'accaparation des ressources naturelles aux dépens des peuples autochtones dont les territoires ancestraux ont été dévastés, qui a permis au Canada de poursuivre ses politiques génocidaires à l'égard des nations autochtones et qui a permis l'occupation des rues de Montréal par l'armée canadienne en octobre 1970.

Plutôt qu'un jour de célébration, le 1er juillet au Canada devrait être un jour de résistance contre les tentatives de réécrire l'histoire du Canada d'une façon qui blanchirait les crimes du capitalisme, de l'impérialisme, du racisme et du colonialisme canadien.

 

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 07:46

 

Le G20 de Hambourg: répression contre les opposants. Déclaratiopn du PC allemand (DKP)

Répression contre les militants opposés au sommet du G20 à Hambourg : déclaration de solidarité du Parti communiste allemand (DKP)

Le « G20 », présidé cette année par l’Allemagne, se déroulera à Hambourg vendredi et samedi 7 et 8 juillet 2017. Plusieurs manifestations de protestation sont organisées de longue date contre ce sommet des premiers dirigeants du capitalisme et de l’impérialisme du monde. Les autorités allemandes, leurs forces de l’ordre, n’hésitent pas à violer, dès à présent, les droits constitutionnels et les décisions de justice pour étouffer cette contestation et son écho mondial. Le Parti communiste allemand (DKP) exprime sa solidarité, par la voix de son attaché de presse, Olaf Matthes.

Traduction, MlN pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf », 4 juillet 2017.

Ils veulent criminaliser le droit à la résistance – notre réponse : la solidarité !

Le Tribunal administratif de Hambourg a statué en référé, dans la nuit du 2 juillet 2017, que le camp anticapitaliste contre le sommet du G20 pouvait avoir lieu à Hambourg. La police de Hambourg a ignoré cette décision de justice et a interdit aux participants à ce rassemblement l’accès au parc Entenwerder où il est prévu. Sans la moindre justification de droit, l’espace avait déjà été évacué dimanche par la police. Le Parti communiste allemand condamne ces agressions et y voit une violation flagrante du droit de la part des forces de l’ordre de l’Etat.

Il s’agit ici d’une nouvelle tentative d’empêcher et de criminaliser la résistance légitime contre le sommet du G20 à Hambourg. Elle est à ranger à côté de l’interdiction de fait de manifester dans la « zone bleue » [entre l’aéroport et le lieu du G20], de la fermeture de la place de l’Heiligengeistfeld aux initiatives et manifestations, du refus de laisser s’installer les contestataires dans le Parc de la Ville ou dans le Parc du Peuple.

Nous condamnons également les procédures individuelles engagées contre plusieurs opposants au G20. En amont des manifestations ont eu lieu des perquisitions chez plusieurs militants anti-sommet, dans plusieurs appartements et une permanence politique.

Mais notre résistance collective ne se laisse pas intimider, dans sa diversité et sa créativité politiques.

Le DKP exprime sa solidarité avec les militants poursuivis.

Olaf Matthes, attaché de presse        

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 07:42

Vous trouverez ci-dessous le sommaire de la 114° lettre d'informations municipales (juillet et août) de notre élu (cliquez sur le lien pour retrouver l'intégralité de cette lettre).

 

Au menu:

  • Edito: "Acteurs !"
  • Informer les Mantais
  • Décès de Monsieur Ali Berka: hommage
  • Parking payant à l'hôpital de Mantes: une fausse bonne idée
  • Emprunts toxiques: une facture de plus de 12 millions d'euros
  • Sénégal. 8 micro-projets financés
  • Une toute petite fête de Gassicourt

 

Je vous en souhaite bonne lecture et me tiens à votre disposition pour davantage d'informations.

 

Bien à vous,

 

Marc Jammet

Conseiller municipal PCF

 

A noter. Le prochain conseil municipal a été avancé du 3 juillet 20h30 au 30 juin 19h00. En impression à ce moment, cette lettre d'informations n'a pu en tenir compte.

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 08:01

Patras: Grande manifestation contre le chômage

 

Le 25 juin 2017, une grande manifestation contre le chômage a eu lieu à Patras à l'initiative des autorités municipales, sous le slogan «Du travail pour tous, du travail avec des droits».

 

Des milliers de manifestants ont envoyé un message clair en exigeant du travail, des mesures visant à protéger les chômeurs et leurs familles, des projets dont le peuple a besoin, l’augmentation des dépenses sociales, la satisfaction des besoins immédiats du peuple.

 

Comme le maire communiste de Patras, Kostas Peletidis, l’a souligné: «Nous ne pensons pas que par de telles actions nous inverserons la vague de chômage et de pauvreté qui nous entoure, mais nous voulons que notre peuple élève le niveau de ses revendications, qu’il fasse avancer sa cause qui est juste, promeuve ses besoins qui sont à la fois justes et réalistes et qu’il cible de manière décisive l'ennemi réel, c’est à dire la politique bourgeoise et son pouvoir ».

La mobilisation a été soutenue par des dizaines de syndicats de la région

 

Patras: Grande manifestation contre le chômage
Patras: Grande manifestation contre le chômage
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