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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 07:08
Le président Bouteflika et l'éphémère premier ministre Tebboune

Le président Bouteflika et l'éphémère premier ministre Tebboune

Prise dans ses contradictions, la bourgeoisie a préféré limoger Tebboune plutôt que d'accepter la désignation de certains de ses oligarques à la vindicte publique

Publié le 26 Août 2017 par Lien-pads

Le limogeage de Tebboune, après moins de 90 jours passés à la tête du gouvernement; illustre d'une façon très édifiante la nature de classe de l'Etat. Il a traduit de façon spectaculaire aussi les divergences qui opposent diverses fractions de la bourgeoisie entre elles et leurs représentants politiques dans l'Etat. Ces divergences portent sur les méthodes et les moyens à mettre en oeuvre pour faire face à la crise financière provoquée par la chute du prix du pétrole. La crise financière est en train de créer peu à peu les germes d'une crise politique profonde du système capitaliste dépendant algérien.

 

Le train de vie des classes exploiteuses est la cause de la crise financière
 

La chute des recettes d'exportation des hydrocarbures, dont il faut rappeler qu'elles représentent plus de 95% du total des exportations, a poussé le gouvernement à puiser à pleines mains dans les réserves de change pour faire face aux sorties massives de devises. L'ampleur de ces sorties n'a que très peu baissé malgré l'arrêt donné à l'importation des véhicules et le gel de nombreux projets d'équipements publics provenant de l'extérieur. La cause en est que la majeure partie des importations est composée de biens superflus, sans corrélation avec le niveau de développement de la production matérielle du pays. La croissance démesurée des importations depuis le début des années 2000 n'a servi qu'à soutenir la tendance de ces couches parasitaires au luxe tapageur, à la construction d'immenses demeures somptueuses. Elle est liée à leur indifférence pour l'investissement productif et à leur incapacité à promouvoir un développement industriel digne de ce nom, capable de substituer la production nationale aux importations.

Par intérêt de classe, le régime a refusé d'utiliser l'argent du pétrole pour renforcer les bases industrielles du secteur public. Tout ce qui pourrait rappeler les orientations socialistes des années 1970, tout ce qui pourrait préfigurer dans la tête des masses les avantages du socialisme et d'une planification centrale scientifique, tout ce qui pourrait renforcer chez les travailleurs l'idée que le socialisme est l'avenir, tout cela est vécu par les classes exploiteuses comme un cauchemar.


Bouteflika, partisan convaincu d'un régime bourgeois, notoirement connu pour son opposition à Boumediène sur la question du socialisme, a obstinément maintenu le cap sur le refus de réhabiliter le rôle économique structurant du secteur public industriel. Pourtant son existence n'est pas en soi un indicateur de socialisme. Engels le soulignait déjà en réponse à ceux qui y voyaient la possibilité d'une transition paisible vers le socialisme sans prise du pouvoir par la classe ouvrière ni socialisation de la propriété des moyens de production et planification centralisée. Enfermée dans son obstination à sacraliser la propriété privée des moyens de production, la bourgeoisie refuse de lui accorder une place dominante quand bien même il pourrait stimuler le développement d'un capitalisme à base "nationale". Au contraire de divers courants de la gauche social-démocrate algérienne, convaincus qu'il faut aller vers un "partenariat public-privé". Mais qui n'ont pas compris que cette voie hypothétique est cependant contrariée par les tendances réactionnaires de l'impérialisme bloquant l'émergence d'une nation développée relativement autonome.

Les ressources pétrolières ont été détournées de l'objectif fixé depuis l'indépendance de servir de source de financement du développement. Depuis le tournant opéré au début des années 1980, elles sont  essentiellement destinées à satisfaire les besoins de prestige des classes possédantes et affairistes. Ces classes ont prospéré en trente ans de libéralisme et de cadeaux financiers et fiscaux de toutes sortes. Le poids exorbitant de ces cadeaux qui se sont multipliés durant les années 2000 est savamment caché par le régime. Il est enveloppé au milieu des subventions des biens de consommation de base des couches populaires pour faire croire que ce sont ces dépenses qui constituent la source principale du déficit des finances extérieures.

 

Difficile de lancer de façon brutale une vaste offensive contre les acquis sociaux
du peuple en l'absence d'un contexte comparable à celui de la "décennie rouge"

 

Des cercles du pouvoir ont peur d'une banqueroute financière d'une ampleur égale à celle, ou pire, qui a conduit à la signature en avril 1994 de l'accord d'ajustements structurels. Ils ont préconisé d'agir sans perdre de temps sur la réduction des importations afin d'éviter de tomber de nouveau dans la spirale  de l'endettement extérieur. Ce qui a motivé leur choix ce n'est pas, comme ils le prétendent, de préserver ainsi l'indépendance financière du pays. C'est en vérité la peur de ne pas pouvoir contrôler l'explosion du mécontentement des masses que provoqueront des mesures sociales antipopulaires. Le courant qui avait encouragé Tebboune n'est pas certain que se créeront de nouvelles occasions en or semblables au climat de terreur des années 1990 qui a permis à la bourgeoisie et aux prétendants à l'embourgeoisement de réaliser leur programme de classe.


Ces mesures, une autre aile la voit comme une bénédiction. Elle brûle d'impatience pour les mettre en oeuvre. Elle envisage d'employer sans hésitation la répression la plus brutale pour faire rentrer les masses populaires dans le rang. Elle avance derrière la revendication de rompre avec le "populisme". Revendication sans cesse martelée par des "experts" au service du capitalisme et que soutiennent fortement des journaux libéraux influents et hostiles à Bouteflika comme Al-Watan et Liberté, Al Khabar, etc.

 

Comment poursuivre la réalisation du plan d'achèvement de l'accaparement des biens
de la nation et de mise à genoux de la classe ouvrière?

 

 Aujourd'hui des cercles du régime doutent qu'un contexte macabre aussi favorable que celui de la décennie sanglante puisse se reproduire. Ils l'appréhendent même en raison du risque de perdre leur domination politique au profit d'autres forces à la suite d'ingérences impérialistes à la recherche de prétextes "humanitaires" pour mettre la main sur les ressources en hydrocarbures.

Comment réussir à réaliser leur programme?
Ils recherchent le moyen de poursuivre l'application de leur plan de consolidation des bases capitalistes de la société de manière à contrer toute volonté des travailleurs de choisir la voie socialiste. Les choix de l'aile progressiste du pouvoir de l'époque de Boumediène ont en effet laissé dans la mémoire des masses populaires des souvenirs positifs ineffaçables. Bien que le régime économique des années 1970 ne puisse être qualifié de régime socialiste, il s'était s'appuyé sur la propriété publique des grands moyens de production. Il en avait fait un instrument essentiel pour satisfaire les besoins des travailleurs et donner une base économique à la capacité de décision politique indépendante du pays.  

La poursuite de la destruction des lois sociales afin de rendre les travailleurs plus malléables figure au premier plan des objectifs que veulent atteindre, à court ou moyen terme, la bourgeoisie et ses hommes politiques, qu'ils soient au pouvoir ou dans l'opposition, ainsi que l'impérialisme auquel sont maintenant organiquement liés de vastes pans de la bourgeoisie. Cette destruction accompagne d'autres objectifs. Leur rêve le plus cher est de s'emparer directement des gisements de pétrole et de gaz, de contrôler aussi des branches du marché intérieur garantissant sans risque aucun de hauts taux de profits telles que la production et la distribution de l'énergie électrique, du gaz et de l'eau. Sans compter qu'ils font pression pour lever tout contrôle des changes, même s'il n'empêche pas la pratique criminelle de la surfacturation des importations. Ce contrôle, dont les groupes ultra-libéraux les plus enragés veulent obtenir la suppression, a permis jusque-là d'éviter une situation de grave crise financière comparable à celle qui ravage actuellement le Venezuela sous l'action subversive de la bourgeoisie inféodée à l'impérialisme US.


Les "décideurs" du pouvoir attendaient de Tebboune qu'il axât les efforts de son gouvernement sur la création des conditions politiques propices à la réalisation de leur plan, en exploitant le thème de "la crise qui impose l'accélération des réformes". Au lieu de cela il a lancé des enquêtes sur les pratiques illégales des "hommes d'affaires" les plus en vue. Il s'est mis à faire fuir des informations sur leurs trafics, la dilapidation des deniers publics, les surfacturations, etc. On a ainsi appris que le taux de remboursement des crédits au secteur privé n'a jamais dépassé les 10%. Les informations officielles ont confirmé que la fuite en avant dans le montage automobile, de concert avec des multinationales, a asséché les rentrées douanières et fiscales de l'Etat sans avoir rien apporté sur le plan technologique à l'Algérie. Le résultat instantané de cette campagne a été de placer sous le feu des projecteurs les comportements antinationaux des "hommes d'affaires", tous liés au régime depuis bien avant l'arrivée de Bouteflika. En fait il apparaît que certaines franges du pouvoir ont cru "bien faire" en tentant de sacrifier publiquement les nouveaux oligarques les plus connus et les plus "hyperactifs" dans le domaine politique. C'est le seul moyen habile selon eux pour sauver les intérêts à long terme de la bourgeoisie dans son ensemble. Les conséquences politiques de l'action "irréfléchie" de Tebboune ont provoqué une grosse panique au sein des classes privilégiées. Elle allait créer un effet de domino qui aurait fini par faire vaciller les assises de toute la bourgeoisie et de son régime. Une tempête était en train de se lever.

 

En mettant à la porte son premier ministre, Bouteflika croit l'avoir endiguée.
Pour combien de temps encore?

 

Les classes populaires n'attendaient aucune action salutaire de l'intérieur de régime. La sanction qui a frappé l'ex-chef du gouvernement les a cependant choquées par sa brutalité et sa rapidité inattendues, par le fait que ce qu'il avait dit était vrai. Ont été encore beaucoup plus choquées de larges franges des couches moyennes. Elles qui attendaient désespérément l'arrivée de "homme providentiel" à la tête de l'Etat avaient pensé pendant quelques jours que ce moment inespéré venait de se réaliser.
Le résultat de l'épisode éphémère Tebboune est qu'il a jeté publiquement la lumière sur la nature de classe bourgeoise de l'Etat. Il a donné une leçon concrète sur l'impossibilité de changements radicaux sans une puissante intervention populaire organisée dans une orientation socialiste.


Ceux qui concentrent le tir sur Bouteflika sans dénoncer le principe même des libéralisations et sans relier les résultats de sa "gouvernance" au choix du capitalisme, cherchent simplement un bouc émissaire pour sauver le régime bourgeois d'une insurrection populaire. Ils travaillent seulement à changer le personnel politique discrédité de la bourgeoisie pour ancrer plus solidement le régime économique de cette classe.


Ils veulent étouffer tout débat mettant en accusation le capitalisme pour son incapacité à jeter les bases de la relance d'une politique d'indépendance du pays par rapport à la domination impérialiste, pour son incapacité à offrir au peuple, aux jeunes qui veulent vivre chez eux et ne pas prendre le risque de mourir en mer, les conditions d'une vie assurée et dans la dignité.

Ils veulent détourner les travailleurs de toute réflexion tendant à remettre à l'ordre du jour la lutte pour le socialisme.

Rédaction du Lien

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 06:41
Elections en Allemagne : le Parti communiste grec (KKE) appelle à voter pour le Parti communiste allemand (DKP)

Déclaration du KKE, 13 septembre 2017, traduction "Solidarité internationale PCF - vivelepcf".

A la veille des élections législatives du 24 septembre, les partis bourgeois se disputent les voix du peuple pour pouvoir tranquillement continuer à mettre en œuvre leur gestion au service des monopoles et leur politique opposée aux intérêts des travailleurs. Ils ont tous la même stratégie : développer la croissance de l’économie capitaliste en détruisant les droits des travailleurs, en réduisant toujours les dépenses sociales, quelle que soit l’issue du scrutin.

L’orientation est donnée par le capital allemand qui exige de nouvelles mesures : de nouveaux soutiens à ses investissements, une flexibilité accrue des conditions de travail, encore davantage d’allègements d’impôts, une intensification de l’exploitation des migrants et une immigration contrôlée suivant les besoins des entreprises.

Ces exigences traversent les programmes électoraux des partis CDU/CSU [Merkel], SPD [socio-démocrates], Verts, FDP [libéraux] et de l’AFD, parti xénophobe et raciste. S’ils se « disputent », c’est seulement pour savoir lequel va profiter du mécontentement croissant du peuple devant les inégalités sociales et la pauvreté qui touchent des couches de plus en plus larges de la population.

Les communistes grecs, les amis du Parti communiste grec (KKE) en Allemagne, appellent les travailleurs, quelle que soit leur origine, à condamner, également dans les urnes, la politique antipopulaire des partis du capital, CDU/CSU, SPD, Verts, FDP, AfD. Ils ne doivent pas se laisser tromper par les slogans publicitaires qui leur promettent « une Allemagne où il fait bon vivre », « plus d’équité », « une société ouverte » ou « une autre Allemagne ». Ils ne doivent accorder aucune confiance à « Die Linke » [Parti de la Gauche] et à sa politique de compromis avec les exploiteurs capitalistes et l’UE impérialiste, responsables de millions de nouveaux pauvres et de chômeurs. Ce parti, par sa participation à plusieurs gouvernements régionaux, s’est révélé être un gestionnaire loyal des affaires du capital.

Nous appelons les travailleurs à ne pas céder à des arguments comme « le choix du moindre mal » ou « aucune voix ne doit manquer ». Ces formules dangereuses ont déjà montré leurs effets par le passé et se sont toujours retournées contre eux.

A ces élections, nous soutenons résolument et avec sens de responsabilité les listes du Parti communiste allemand (DKP). Le renforcement du DKP est dans l’intérêt des tous les travailleurs, des couches populaires, des retraités, des jeunes travailleurs et étudiants. Il ouvre des voix pour le renforcement des luttes quotidiennes pour le droit du travail, pour la gratuité du service de santé, du système de formation et des services sociaux. Une voix pour le DKP est une voix apportée au combat contre l’impérialisme de l’UE et de l’OTAN, contre l’exploitation capitaliste, contres les interventions et guerres impérialistes.

Pour ces raisons, le 24 septembre : votez pour le DKP !   

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 08:51

Elections en Allemagne - Point de vue de Patrick Köbele, prés. du PC allemand (DKP) - "Une bataille qui doit renforcer le Parti"

 

Elections en Allemagne - Point de vue de Patrick Köbele, prés. du PC allemand (DKP) - "Une bataille qui doit renforcer le Parti"

Elections législatives en Allemagne. Le point de vue de Patrick Köbele, président du Parti communiste allemand (DKP) : « Une bataille qui doit renforcer le Parti ».

A moins d’un mois des élections générales en Allemagne (24/09), nous reprenons les analyses du président du DKP, Patrick Köbele, telles qu’il les a livrées à nos camarades suisses du périodique « Vorwärts ». Traduction : EDT pour « Solidarité internationale PCF – Vivelepcf », 2 septembre 2017.  

Vorwärts : Le 24 septembre 2017 auront lieu les élections au Bundestag en Allemagne. La Parti communiste allemand (DKP) présente des candidats. Patrick Köbele, président du DKP, nous présente le programme électoral du Parti et l’état des débats sur sa stratégie.

PK : Il est certain que le Parti communiste allemand (DKP) ne fera pas son entrée dans le nouveau Bundestag. A elle seule, la loi électorale, avec le seuil antidémocratique des 5%, l’en empêche. La probabilité est même grande que le résultat du DKP se situe nettement en dessous de 1%. Et pourtant, nous présentons des candidats. Pourquoi ?

D’abord pour des raisons politiques. Le DKP a élaboré un programme politique immédiat qui désigne les causes et les fauteurs des guerres, de la fuite de populations et de la pauvreté. Ce programme avance des exigences pour contrer l’instrumentalisation des réfugiés visant à accroître la concurrence entre les exploités. Parmi nos propositions, figurent la construction massive de logements bon marché, la création de 260.000 emplois dans la santé, l’ouverture d’écoles, notamment maternelles, la création de postes d’enseignants, d’équipements pour la jeunesse. Qui doit payer ? Les fauteurs de guerre, d’exode et de pauvreté, avec un impôt sur les millionnaires (en Allemagne vivent plus d’un million de millionnaires) ! On doit aussi couper dans les dépenses d’armement, dans les interventions à l’étranger de l’armée fédérale. Ce programme immédiat n’est porté par personne d’autre. Il est spécifique par l’inscription d’exigences de réformes dans une stratégie révolutionnaire. Cette spécificité est la première justification de nos candidatures aux élections.

Un défi énorme.

La deuxième est notre propre faiblesse. Nous considérons que nous devons répondre, en interne et en externe, à l’agressivité croissante de l’impérialisme allemand. Nous ne pouvons pas rester dans l’idée que le DKP va continuer à perdre des forces. Nous devons riposter et prendre la participation aux élections fédérales comme un combat pour le renforcement du Parti. La chape de plomb antidémocratique des forces dominantes nous oblige à être offensifs en direction de la population. Pour pouvoir présenter des candidats, les petits partis doivent, en Allemagne, fournir des parrainages d’électeurs dans chacune des 17 régions fédérales (Länder). Dans la plupart des cas, 2000 par région, soit au total plus de 30.000. Pour un petit parti d’à peine 3000 adhérents, avec des structures locales souvent faibles, ce qui est le cas du DKP, cela représente un défi énorme.

Nous ne sommes pas arrivés à présenter des candidats dans tous les Länder. Dans deux Länder, le DKP n’a pas collecté de signatures, parce que les camarades sur place ont émis l’avis de ne pas présenter de candidat dans les discussions internes au Parti et ont choisi de ne pas respecter la décision, claire, du congrès du Parti. Dans cinq autres Länder, nous n’avons pas réussi à obtenir le nombre de signatures suffisant. Dans le premier cas se pose le problème du respect des décisions du Parti. Le deuxième cas n’est pas satisfaisant mais les camarades ne sont pas frustrés : comme ailleurs, ils sont allés davantage au contact dans les rues et nous comprenons mieux maintenant d’où proviennent nos problèmes d’implantation.

Le DKP et le Parti de la gauche, « die Linke ».

Avant l’adoption de notre décision de nous présenter aux élections, la discussion a beaucoup tourné sur la question de savoir si nous n’allions pas ainsi nuire au parti « Die Linke » [Parti de la gauche]. Il y avait accord entre nous sur le constat que le Parti de la gauche, surtout sur la question de la paix, avait joué un rôle positif au Parlement. Il y avait accord aussi pour souhaiter que le Parti de gauche soit à nouveau représenté au Bundestag, même si les électeurs sont placés devant un problème. Ils ne savent pas si leur voix va soutenir la partie politiquement relativement conséquente de « Die Linke » ou bien ceux, qui, par exemple comme Gregor Gysi, sont prêts, en vue d’une participation gouvernementale avec le SPD et les Verts, à bazarder quantité de positions fondamentales (également sur la question de la paix).

C’est aussi pour cela que nous avons jugé nécessaire de proposer aux électeurs une alternative conséquente, pour pouvoir exercer une pression de gauche sur « die Linke » au moyen d’un bulletin de vote. Nous nous sommes mis d’accord sur des canditatures du DKP qui pèsent politiquement à gauche dans la campagne électorale en apportant des voix au parti lui-même.

Qu’avons-nous gagné jusqu’à présent ? Dans dix Länder, on pourra voter pour nous. Nous avons rassemblé largement plus de 20.000 signatures de parrainage pour nos candidatures. Dans la plupart des régions, le Parti a été bien plus présent sur le terrain et a fait de bonnes expériences. Un intérêt s’est manifesté pour notre parti et nos positions. Nous partons d’un point où beaucoup de gens ne savent plus que signifient les lettres de notre sigle DKP. Nous avons commencé à inverser la tendance. Nous devons continuer. Pour cela, nous avons gagné en énergie et en confiance.

La préparation du congrès du Parti.

Dans le même temps, nous préparons notre 22ème congrès qui aura lieu en mars 2018. Nous nous sommes fixé comme objectif que ce congrès plante un nouveau jalon dans les débats qui traversent le Parti et qui ont abouti, en 2013, à un changement de direction, puis en 2015, au rétablissement du caractère marxiste-léniniste du Parti. Nous devons redonner son effectivité au principe qui lie le débat le plus large en interne et l’unité d’action. Cela ne veut pas dire la fin du débat mais le dépassement de la logique de fraction. Dans la pratique, nous voulons gagner cela par le débat sur les contenus. C’est pour cela que nous placé au centre du document d’orientation du 22ème congrès l’affinement de notre stratégie dans le moment présent.  

De notre point de vue, la stratégie suivie par le DKP depuis 1968, dans son essence, est fondamentalement juste. Elle repose sur les réflexions de Lénine, de l’Internationale communiste et du KPD de Thälmann, Pieck et Reimann. Elle s’inscrit dans la suite des orientations stratégiques prises par le DKP lors de sa reconstitution en 1968 (après l’interdiction du KPD en 1956) sous la direction de Kurt Bachmann et d’Herbert Mies. Nous voulons la continuer et l’actualiser dans les conditions d’aujourd’hui, et non la rejeter. Dans le même temps, nous constatons que cette stratégie suscite aussi des questionnements venant « de gauche ». Ces questions sont toutes légitimes. Pourtant certaines reviennent aussi parfois à jeter parfois le bébé avec l’eau du bain. C’est le cas à chaque fois que des aspects annexes ou secondaires de la stratégie antimonopoliste sont surestimés, quand une question annexe se trouve érigée en point central de la stratégie. Parmi ces questions se trouve celle des possibilités d’alliances avec des franges non-monopolistes de la bourgeoisie. Elle existe mais, pour les communistes, elle occupe une place subordonnée aux conditions du combat et de l’unité d’action de la classe ouvrière. Parmi ces questions figure aussi l’importance à donner aux élections ou à d’éventuelles participations gouvernementales. Sur ce dernier point, les expériences ont été très contradictoires pour les révolutionnaires. Dans les démocraties populaires, dans un rapport de force militaire réglé par la présence de l’Armée Rouge, la participation au gouvernement a été une voie pour passer de la phase de la démocratie antifasciste à celle de la révolution socialiste. Dans les années 30, les gouvernements de front populaire ont été des gouvernements de combat contre le fascisme. Dans les dernières périodes, les partis communistes ont souvent été intégrés au système et lui ont servi de caution [« de feuille de vigne »].

L’étape actuelle de la lutte.

Dans le document d’orientation, nous définissons l’étape concrète de la lutte, l’étape du développement de l’impérialisme aujourd’hui, mais aussi l’état du rapport de force entre le travail et le capital comme entre le capital monopoliste d’une part, la classe ouvrière et les forces non-monopolistes, anti-impérialistes de l’autre. Mais nous faisons le constat qu’un aperçu se limitant à la situation actuelle ne suffit pas. Aussi nous étudions le développement de l’impérialisme dans ses différentes étapes.

Globalement, nous arrivons à la conclusion que nous nous trouvons à une étape du développement de l’impérialisme qui a commencé au début des années 70 du siècle dernier et qui, renforcée par l’anéantissement du socialisme en Europe sous les coups de la contrerévolution, a conduit à l’offensive de l’impérialisme qui continue aujourd’hui. Depuis le début de la crise de 2007, apparaissent des fissures. La crise a renforcé les contradictions inter-impérialistes sans que le mouvement ouvrier, au plan national, européen ou mondial ne réussisse, jusqu’à présent, à les exploiter et à opposer une riposte forte à l’offensive de l’impérialisme. Les contradictions croissantes dans le camp des dominants lui ouvrent un nouvel espace mais elles accroissent aussi les dangers d’agressions au sein du camp capitaliste, de guerres par procuration ou de guerres contre tel ou tel concurrent ou pour se disputer des sphères d’influence.

Lutter pour un changement.

Nous partons de cette analyse et de la constatation qu’un « capitaliste monopoliste d’Etat » s’est constitué, dans les grands centres de l’impérialisme, comme Lénine l’a dénommé. Au sein de cette structure économique principale de l’impérialisme, les monopoles se fondent avec l’Etat impérialiste dans un ensemble dénué de contradictions. Nous nous tenons aux grands traits de la théorie léniniste, suivant laquelle le coup majeur doit être dirigé contre la structure présentement principale du capitalisme : les monopoles et l’Etat à l’ère du capitalisme monopoliste. C’est là que les voies vers l’avènement de la révolution prolétarienne sont à rechercher. Nous considérons qu’à l’étape actuelle, le but stratégique consiste à trouver les voies qui permettent de faire sortir de la défensive le mouvement ouvrier, les forces anti-impérialistes et antimonopolistes, les forces favorables à la paix, à l’antifascisme. Il s’agit de mettre un coup d’arrêt à l’offensive du capital monopoliste, d’organiser les forces de riposte. Il s’agit de lutter pour un changement en vue d’une politique de paix et de désarmement, de progrès démocratique et social, comme l’exprime le sous-titre du document d’orientation.

Cela n’a rien à voir avec une stratégie de transformation. Nous intégrons ces réflexions, depuis la fondation de notre parti, dans une stratégie révolutionnaire qui découle naturellement du fait que la nécessaire révolution socialiste suppose la prise du pouvoir politique par la classe ouvrière, en alliance avec les autres couches antimonopolistes. C’est la condition préalable pour arracher à la classe dominante la source de son pouvoir, les moyens de production et pour édifier une société et une économie qui rompent avec le système du profit et de la concurrence.

Maintenant, ce document d’orientation est mis en débat dans le DKP. Nous savons que la sagacité collective de l’ensemble du Parti est plus grande que celle de sa direction. C’est pourquoi nous sommes sûrs que le débat au sein du Parti va encore enrichir le texte. Le 22ème congrès fera ensuite le bilan de l’engagement tout à la fois dans la campagne électorale des législatives, dans le combat pour le renforcement du Parti et dans la bataille pour la définition de l’orientation stratégique du DKP dans l’une des premières puissances impérialistes de notre temps.

 

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 10:10

 

Traduction NK pour « Solidarité Internationale PCF - vivelepcf »

Le PCB condamne les atrocités commises contre les Rohingyas et appelle à un règlement immédiat de la situation conforme au droit international.

Dans une déclaration à la presse du 29 août, le Président du Parti Communiste du Bangladesh Mujahidul Islam Selim et son Secrétaire Général Shah Alam ont fermement condamné l'armée birmane qui est en train de commettre un génocide, des incendies criminels ainsi que des tortures impitoyables contre les Rohingyas dans l’État d’Arakan.

Les dirigeants ont déclaré que les militaires menant des attaques inhumaines contre les Rohingyas avaient recours à des tortures brutales. Des millions de personnes se sont retrouvés dans la pire des catastrophes humanitaires. Bien que le problème des Rohingyas soit une question interne à la Birmanie, le Bangladesh est sérieusement affecté. Des milliers de Rohingyas trouvent refuge au Bangladesh pour sauver leurs vies. C'est le principal devoir de tous de les traiter de façon humaine. Mais cela a un impact négatif sérieux sur l'économie du Bangladesh et cela va se poursuivre. En même temps, certains groupes communautaristes sectaires, ainsi que des conspirateurs locaux et étrangers profitent du problème des Rohingyas pour tenter de mettre en œuvre leur plan maléfique. Les activités funestes de ces forces du mal font craindre des conséquences encore plus graves. Le gouvernement birman et son armée sont les principaux responsables de cette situation terrible.

Les dirigeants du PCB ont également déclaré que la solution permanente au problème des Rohingyas devait être apportée par le gouvernement birman lui-même. En acceptant la vérité que les Rohingyas sont des citoyens à part entière de la Birmanie et conformément à la recommandation du Comité formé par l'ancien Secrétaire général de l'ONU Kofi Anan, une initiative doit être entreprise pour résoudre la crise. Ils ont déclaré qu'il fallait organiser une initiative forte de l'ONU ainsi qu'une mobilisation de l’opinion publique mondiale à cet égard. Les dirigeants du PCB ont aussi demandé au gouvernement du Bangladesh de prendre une initiative diplomatique immédiate ainsi que toutes autres mesures nécessaires pour résoudre cette crise. Ils ont également appelé le gouvernement à protéger la vie et les droits de l’homme des Rohingyas et dans le même temps à rester attentif aux conspirations des militants de groupes communautaristes impliqués dans des affaires de haine.

Hasan Tarique Chowdhury, Responsable du Département International.
Comité Central du Parti communiste du Bangladesh.

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 07:10


Traduction NK pour « Solidarité Internationale PCF – Vivelepcf »

À l'occasion du 72ème anniversaire des bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki, le Bureau de presse du Comité Central du Parti communiste de Grèce (KKE) a publié la déclaration suivante:

Cette année marque le 72ème anniversaire du crime impérialiste américain à Hiroshima et à Nagasaki, un acte qui ne répondait à aucun besoin militaire contre un Japon déjà vaincu, mais qui servait à intimider le peuple de l'Union soviétique ainsi que le système socialiste et le mouvement communiste international alors en pleine croissance. Des milliers de personnes ont perdu la vie à cause du largage des bombes atomiques, tandis que des milliers continuent de mourir chaque année en raison des conséquences de la radioactivité.

Aujourd'hui, 72 ans plus tard, les peuples sont toujours confrontés au produit le plus répugnant de la barbarie capitaliste : la guerre impérialiste. L'intensification des antagonismes entre les états et les monopoles pour la répartition des marchés et des ressources naturelles à travers le monde, et en particulier dans notre région, est la cause des interventions militaires, des dizaines de guerres locales et régionales, ainsi que du redécoupage des frontières, laissant comme victimes les peuples et des milliers de réfugiés et de déracinés. Ces antagonismes augmentent le risque d'une guerre impérialiste généralisée. Ils confirment la nécessité pour le mouvement du peuple et des travailleurs de se retrouver fermement dans la direction de la lutte contre la guerre impérialiste et ses causes.

Tout ce qui précède montre combien l'argument du gouvernement Syriza-Grecs indépendants selon lequel la Grèce constitue «un îlot de sécurité et de stabilité » dans une région en feu est faux et trompeur. Et tout cela à un moment où le gouvernement actuel, comme les gouvernements précédents, participe volontairement et activement à tous les plans dangereux des États-Unis, de l'OTAN et de l'UE dans la région. Le gouvernement a légitimé la présence de l'OTAN dans la mer Égée, continue l'élargissement des bases de l'OTAN en Grèce et a soutenu toutes les décisions de l'OTAN qui, dans le contexte de la concurrence avec la Russie en particulier, procède à des actions qui pourraient causer un véritable holocauste contre les Européens et au-delà.

Le capitalisme ne peut pas être humanisé, il ne peut ni résoudre les problèmes fondamentaux des gens, ni assurer la paix pour les peuples. Les guerres impérialistes existeront aussi longtemps que le pouvoir sera entre les mains des capitalistes.

Voilà pourquoi la lutte pour le désengagement de l'OTAN et de toutes les organisations impérialistes, la lutte pour la défense des frontières et de la souveraineté du pays, et pour le désengagement des guerres et des interventions impérialistes, fait partie intégrante de la lutte pour le renversement du pouvoir du capital, par les peuples souverains et leur propre pouvoir.
 


À l'occasion du 72ème anniversaire du crime impérialiste d'Hiroshima et Nagasaki, le Comité Grec pour la Détente Internationale et la Paix (EEDYE) va organiser à Athènes un événement en l'honneur des victimes, le mardi 8 août 2017, à 20h à l'Acropole. Un événement politique similaire aura lieu à Thessalonique, également le mardi 08/08.

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 09:50


Déclaration du Bureau Politique du Parti Communiste du Venezuela - Article de « Tribuna Popular », organe du PCV, 8 août 2017, traduction MlJ pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf ».

Caracas, 8 août 2017, Tribuna Popular.-Le Bureau politique du Parti communiste du Venezuela (PCV) a rendu publiques les conclusions du 4ème Plénum du Comité Central du Parti qui s’est tenu, dimanche 6 août. L’ordre du jour portait sur les résultats des élections pour la mise en place de l'Assemblée Nationale Constituante (ANC), ainsi que sur les perspectives et les menaces que les travailleurs et les organisations populaires et révolutionnaires doivent mesurer après l’élection de cette instance importante.

 

Pour la direction nationale du PCV, le processus électoral, l'installation et la mise en route des fonctions de l'ANC constituent une « victoire de notre peuple face à la politique impérialiste qui traçait la voie de la violence réactionnaire pour tenter d'empêcher la tenue des élections du 30 juillet », comme l’a déclaré Oscar Figuera, secrétaire général du PCV.

 

En même temps, la direction communiste réaffirme que cette victoire contre l’impérialisme, celle du peuple vénézuélien et non seulement celle du chavisme, peut être de courte durée si l'Assemblée Constituante s’en tient à apporter des changements dans la superstructure politique du pays et si elle ne parvient pas à produire immédiatement une série de mesures et d’actes constituants qui s’attaquent aux problèmes essentiels de notre peuple.

 

« Si on en reste là, au niveau d'une action superficielle, ce qui représente un bond important dans la réponse de notre peuple à la violence réactionnaire va se diluer dans le jeu de la bureaucratie, qui s’imposera dans l'Assemblée Constituante elle-même » a prévenu le dirigeant communiste. Il a également appelé « l'Assemblée Nationale Constituante, ses membres, à maintenir leurs liens avec les masses, avec le peuple, à s’imprégner des positions et des propositions qu’ils émettent, tant au niveau des territoires que des secteurs d’activité, en direction de l’Assemblée Constituante ".

 

La pression populaire dans les Assemblées Populaires Constituantes

 

Figuera a signalé que plusieurs tâches ont été assignées aux militants communistes. La plus importante est « d’approfondir les efforts, avec le mouvement populaire révolutionnaire dans le cadre de l'alliance révolutionnaire, avec les ouvriers, les paysans, au sein du peuple et des conseils communaux, pour impulser la mise en place des Assemblées Populaires Constituantes au niveau des territoires et des secteurs d’activité. Il faut partir du mouvement des masses pour porter les propositions les plus pertinentes, pour faire s’exercer également la pression des masses sur l'Assemblée constituante. Il s’agit d’obtenir des mesures immédiates et actes constituants qui s’attaquent à la vie chère, à la spéculation, à la corruption, à l'insécurité, qui défendent les conquêtes des travailleurs, dont celles qui viennent de leur être confisquées, comme le droit à la sécurité de l'emploi ».

 

Pour le PCV, parmi les mesures qu’elle doit prendre, l'ANC doit ordonner la réintégration de tous les travailleurs ayant obtenu un jugement pour leur réembauche qui n’a pas été respecté par l’employeur, qu'il soit privé ou public; doit établir des mécanismes pour frapper les accaparateurs et les spéculateurs en mobilisant les travailleurs et le peuple;  doit prendre des mesures visant l'expropriation des monopoles, qui sont fondamentalement responsables de la spéculation.

 

Soutien à l’Assemblée Nationale Syndicale de Classe

 

En conclusion, Figuera a indiqué que les militants communistes s’investissent activement dans la préparation de l’Assemblée Nationale Syndicale de Classe qu’organise le Front National de Lutte de la Classe Ouvrière, le samedi 12 août.  Il y sera discuté des initiatives visant à renforcer le rôle du mouvement ouvrier et syndical de classe pour défendre les conquêtes sociales et exiger de l'Assemblée constituante des mesures concrètes pour garantir que les droits des travailleurs et du peuple vénézuélien soient respectés et s’appliquent réellement dans la vie quotidienne des travailleurs.

 
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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 08:05


Déclaration de George Mavrikos, Secrétaire Général de la FSM du 15 août 2017 - Traduction NK pour  « Solidarité Internationale PCF - vivelepcf  »

La grande famille syndicale de la FSM, fidèle à son devoir internationaliste envers le peuple frère et la classe ouvrière du Venezuela, condamne fermement les déclarations provocatrices et éhontées du président impérialiste américain Trump sur la possibilité d'une offensive militaire contre le Venezuela. Le mouvement syndical international de classe se tient aux côtés des couches populaires de la République Bolivarienne du Venezuela et, encore une fois, indique clairement que seul son propre peuple est compétent pour déterminer l'avenir du pays.

Notre mouvement, le mouvement ouvrier, a une longue expérience de telles déclarations incendiaires des impérialistes, qui ont toujours ouvert la voie à leurs actes criminels. Nous l'avons déjà vu en Irak, en Libye, en Afghanistan et ailleurs. Aujourd'hui, nous disons que l'arme des peuples contre les ingérences et l'agressivité impérialiste réside dans l'organisation de leur lutte dans une orientation anti-capitaliste et anti-impérialiste, alors que leur bouclier est la solidarité internationaliste.

La Fédération Syndicale Mondiale, en tant que seul syndicat international luttant contre l'impérialisme et l'exploitation capitaliste, continuera à montrer sa solidarité active avec la classe ouvrière vénézuélienne. Nous appelons le peuple vénézuélien à être vigilant devant la tournure des événements et à lutter pour l'approfondissement de leurs conquêtes sociales, jusqu'à l'apparition d'un nouveau monde, sans exploitation de l'homme par l'homme.

HALTE A L’AGRESSIVITÉ IMPÉRIALISTE !

 

George Mavrikos,
Secrétaire Général de la FSM

 

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 15:51

 

Le Parti communiste du Venezuela s’est investi dans la campagne pour l’élection de l’Assemblée nationale constituante. Ce choix politique a été décidé après une analyse lucide des conditions de précipitation et d’improvisation de ce vote.

Pour le PCV, il était primordial, pour la poursuite et l’approfondissement du processus révolutionnaire bolivarien, de contrer l’opposition et sa politique de violence, soutenue par l’impérialisme, mais aussi de gagner l’audience et la représentation maximales de ceux qui portent véritablement les intérêts de la classe ouvrière. C’est d’autant plus important que des éléments de la bourgeoisie, au sein même de la direction du parti de Maduro (PSUV), opportunistes au langage souvent gauchiste, poussent vers une ligne réformiste de compromis et affaiblissent le processus révolutionnaire.

Dans une conférence de presse le 31 juillet 2017, la direction du PCV a tiré un premier bilan. Nous reprenons des articles des agences et sites AVN et Ultima Hora. Traduction MlJ pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf ».

Article AVN : Venezuela : Pour le PCV, le niveau de la participation électorale exprime le rejet des violences de l’opposition

Le Parti communiste du Venezuela (PCV) estime que l’élection de l’Assemblée nationale constituante (ANC) constitue une victoire marquante pour le peuple vénézuélien. Elle a enregistré un haut niveau de participation. Les électeurs se sont mobilisés pour rejeter le terrorisme et les menaces d’intervention étrangère.

Dans une conférence de presse, lundi [31 juillet 2017], Oscar Figuera, secrétaire général du PCV, a répété que l’ANC  « sera une opportunité de débattre d’une nouvelle société ».

Il a estimé qu’une partie des couches moyennes de la population, qui ne sont pas chavistes, « veulent empêcher une intervention étrangère contre le pays et manifester leur ras-le-bol de la violence fasciste et terroriste ».

Il a ajouté que ces catégories refusent que « les commandos de mercenaires terroristes de l’extrême-droite fasciste, au service de l’impérialisme américain, créent, chaque jour, des situations qui conduisent à la mort de Vénézuéliens par des actes atroces ».

Article Ultima Hora : « Pedro Eusse (PCV) : il est important que les travailleurs ne nourrissent pas d’illusions ». 

La direction du Parti communiste du Venezuela s’est exprimée après l’élection de l’Assemblée nationale constituante. Elle a participé à cet événement électoral, en alliance avec d’autres partis révolutionnaires, même si elle a exprimé son désaccord avec la forme improvisée de son déroulement.

Pedro Eusse, membre du Comité central du PCV, a souligné que, bien que l’on ne dispose pas [à ce moment – le 31 juillet] du taux final de la participation et que l’on ne connaisse pas quels sont les résultats définitifs et s’il y aura des députés communistes à la constituante, « nous devons mettre en avant le soutien apportés par les 8 millions de Vénézuéliens qui sont venus voter ».

« Il est vrai que la participation n’a pas été aussi massive qu’à d’autres échéances électorales, comme nous l’aurions voulu et comme c’était nécessaire, mais il faut garder en tête que l’opposition n’a pas participé au scrutin. Cela explique qu’il faut retrancher un nombre important d’électeurs ne se sont pas déplacés. »

Pour Eusse, d’une façon générale, le niveau de participation est significatif. Et même des électeurs qui ne se s’identifient pas avec le processus bolivarien ont décidé de voter pour contrer les agissements à venir du Président des Etats-Unis et la violence organisée par l’opposition. Et il s’est trouvé bien des gens qui n’ont pas pu sortir de chez eux à cause du blocage des routes par l’opposition.

Pour Eusse : « Le mouvement chaviste, et ceux qui ne sont pas chavistes mais révolutionnaires, comme le PCV, avaient à mettre en échec un ennemi très important, l’impérialisme américain et son principal porte-parole, le Président Donald Trump. Je pense que le message a été clair ».

Eusse était lui-même candidat à l’Assemblée constituante dans le collège ouvrier. Pour lui, l’ANC va être un espace de débat et de lutte idéologique. Mais elle ne va pas, à elle seule, résoudre les problèmes et garantir la paix, parce que la paix ne sera gagné qu’en vainquant le fascisme. Eusse a expliqué « qu’il est important que les travailleurs ne nourrissent pas d’illusions et ne s’accrochent pas à certains bureaucrates des administrations ou des syndicats. Parce que c’est seulement par nos luttes que nous arriverons à des solutions. Nous devons comprendre que la cause fondamentale de nos problèmes réside dans l’existence même du système capitaliste qui continue de dominer notre pays ».

A la fin de son intervention, Eusse a exhorté à unir les forces du « Front national de lutte de la classe ouvrière » et du « Front anti-impérialiste et populaire antifasciste » pour « transcender les luttes et faire de la bataille pour la libération, une bataille pour une véritable émancipation. »

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 07:38

Traduction NK pour « Solidarité internationale PCF – Vivelepcf ». Déclaration commune d'organisations de jeunesse communiste du 31 juillet 2017

 

Nous, 26 organisations de jeunesse communiste du monde entier, signons la résolution suivante:

 

Nous condamnons l'arrestation et la détention du camarade Alexander Batov, membre du Secrétariat du Comité Central du Parti des Ouvriers Communistes de Russie et représentant de l'Union de la Jeunesse Communiste Révolutionnaire (bolcheviks) (également connu sous le nom de RKSMb) au Comité national préparatoire de Russie pour le 19ème Festival Mondial de la Jeunesse et des Etudiants.

 

Le camarade Batov a été arrêté le 9 mai, jour de la victoire antifasciste des peuples, sous la fausse accusation de "désobéissance civile", en réalité parce qu’il distribuait des tracts du POCR sur le contenu actuel de la journée, révélant la tentative par les autorités russes d'aujourd'hui de diffamer le contenu de cet anniversaire.

Il a été condamné à sept jours d'emprisonnement et, après sa libération, il a reçu une série de menaces afin d'arrêter toute activité politique.

 

Ces actes, ces attaques et menaces contre l'action politique libre des communistes montrent la peur des gouvernements bourgeois de tous les états devant le pouvoir des communistes.

Pour nous, jeunes communistes du monde entier, ces actions aboutissent au renforcement de notre fermeté et de notre volonté de continuer avec une plus grande détermination notre lutte contre le capitalisme, pour le socialisme et le communisme.

 

L'anticommunisme ne passera pas!

Nous exprimons notre solidarité avec le POCR et l’UJCR (b) et nous exigeons que toutes les persécutions cessent immédiatement.

 

Signé par les organisations de jeunesse communistes suivantes:

1. Jeunesse communiste du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS)

2. Jeunesse communiste "Qemal Stafa" d'Albanie

3. Union de la jeunesse communiste, UJC - Brésil

4. Jeunesse communiste Avancanado , JCA - Brésil

5. Ligue de la jeunesse communiste du Canada , YCL-LJC - Canada

6. Jeunes socialistes du Parti ouvrier socialiste de Croatie

7. Union de la jeunesse communiste, KSM - République tchèque

8. Jeunesse ouvrière socialiste allemande , SDAJ

9. Jeunesse communiste de Grèce , KNE

10. Jeunesse du Parti des travailleurs, WPY - Irlande

11. Front de la jeunesse communiste - Italie

12. Mouvement socialiste du Kazakstan

13. Fédération des jeunes communistes, FJC - Mexique

14. Mouvement de la jeunesse communiste des Pays-Bas, CJB

15. Jeunesse communiste du Pakistan

16. Fédération démocratique des étudiants du Pakistan, DSF

17. Jeunesse communiste de Palestine

18. Jeunesse communiste Péruvienne, JCP

19. Jeunesse du Parti communiste de Pologne

20. Ligue de la jeunesse communiste de Yougoslavie - Serbie

21. Collectifs des jeunes communistes, CJC - Espagne

22. Jeunesse communiste révolutionnaire, RKU - Suède

23. Jeunesse communiste de Turquie, TKG

24. Union de la jeunesse communiste léniniste d'Ukraine, LKSMU

25. Ligue des jeunes communistes des Etats-Unis, LYC USA

26. Jeunesse communiste du Venezuela, JCV

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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 08:36

Traduction NK pour « Solidarité Internationale PCF – Vivelepcf » - Déclaration du secrétaire à l’international du Parti Communiste Britannique (Communist Party of Britain - CPB), John Foster, publiée sur le site 21centurymanifesto.wordpress.com le 3 août 2017.


Le gouvernement conservateur se prépare à lier les travailleurs ainsi qu’un futur gouvernement travailliste en utilisant les règles du marché et de la concurrence de l'UE, après la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne, selon le Parti communiste.

«Les grandes entreprises exercent une pression énorme sur la Première Ministre May et sur son équipe de négociation pour parvenir à un accord avec l'UE qui empêcherait toute forme d'intervention démocratique dans l'économie par une stratégie économique et politique alternative », a déclaré le secrétaire à l’international John Foster au Comité Politique du Parti mercredi soir dernier (2 août).

Il a averti sur le fait que tout traité de transition ou post-Brexit signé avec l'Union Européenne qui accepte les règles et les institutions existantes en matière de marché unique ou d'union douanière empêcherait de mener des politiques visant à soutenir l'industrie, à contrôler le capital, à réglementer le commerce ou à recourir à des marchés publics pour promouvoir l'emploi local, le syndicalisme, l’amélioration des qualifications et l'investissement dans la recherche et le développement.

M. Foster a évoqué notamment le jugement de l'Association européenne de libre-échange dans l'affaire Holship, qui démontre la façon dont la loi européenne sur la concurrence et sur le «droit d'établissement» est utilisée pour porter atteinte au syndicalisme et aux conditions générales des travailleurs. L'année dernière, la Cour de l'Association européenne de libre-échange a jugé qu'une convention collective protégeant le salaire de dockers norvégiens était invalide en vertu du droit des traités européens, malgré les points de vue avancés par la Cour suprême de Norvège.

«Plus de dirigeants syndicaux devraient évoquer les dangers que représentent le marché unique européen, et sa surexploitation des travailleurs« détachés », au niveau des emplois, des conditions de vie, des collectivités locales et des industries stratégiques», a suggéré le secrétaire à l’international du PCB. Il s’est donc félicité de la décision récente du GMB, troisième syndicat britannique, de s'opposer à l'adhésion continue au marché unique européen.

Les communistes britanniques ont déclaré qu'il était urgent de faire tomber le gouvernement conservateur minoritaire avant qu'il ne puisse faire adhérer la Grande-Bretagne à l'Association européenne de libre-échange et à son Espace économique européen avec l'UE, ou accepter ici d'autres juridictions de la Cour de justice «anti-syndicats» de l'Union européenne.

Le Parti communiste a également alerté sur le fait que les tories et leurs grands soutiens financiers issus du monde des affaires cherchent à nouer des accords commerciaux et d'investissement avec les États-Unis, le Canada et d'autres pays, ce qui ancrerait les principes capitalistes du marché libre, en érigeant le profit des entreprises avant les intérêts des travailleurs et des consommateurs.

Sur la question controversée de la soi-disant libre circulation des personnes, M. Foster a accusé l'UE d’hypocrisie et de racisme.

«La principale préoccupation de l'UE a toujours été de veiller à ce que les entreprises puissent employer des travailleurs désespérés d'une partie de l'Europe dans des conditions qui sapent les salaires, les conditions de travail et le syndicalisme dans un autre», a-t-il déclaré: «La libre circulation n'a jamais été étendu aux personnes extérieures à la « Forteresse Europe », la plupart, non blancs, ont été maintenus à l’écart par des barrières toujours plus grandes».

Le Comité Politique du PC a appelé le gouvernement britannique à accorder unilatéralement le droit de séjour aux ressortissants étrangers et à abroger toutes les législations discriminatoires en matière d'immigration et de nationalité adoptées depuis 1980.

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