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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 06:18
  • Rosny-sur-Seine. front populaire et guerre d’Espagne interdits de séjour.

 

Le maire (LR) a refusé que l’exposition sur le Front populaire et la guerre d’Espagne, réalisée par l’IHS CGT (Institut d’histoire sociale) puisse trouver place dans la commune.

Justification du maire? « Trop austère »..

 

Cliquez ci-dessus pour retrouver le journal en PDF

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 06:09
8 mai 2017. Les communistes de Mantes-la-Jolie commémorent la victoire contre le nazisme

Comme chaque année, les communistes de Mantes-la-Jolie ont déposé une gerbe de fleurs à chacun des lieux de commémoration:

Place Delattre de Tassigny.

 

Cimetière de Gassicourt.

 

Square de La Résistance (avec Colette Bodet, belle-fille de Fernand Bodet. Ce dernier est un des nombreux communistes dont l'une des rues de Mantes-la-Jolie a pris le nom. Voir en cliquant ici "quand Fernand Bodet attaquait l'école Ferdinand Buisson)

 

Square Brieussel-Bourgeois (monument aux victimes de toutes les guerres).

Place Delattre de Tassigny
Place Delattre de Tassigny
Place Delattre de Tassigny
Place Delattre de Tassigny
Place Delattre de Tassigny

Place Delattre de Tassigny

Cimetière de Gassicourt
Cimetière de Gassicourt
Cimetière de Gassicourt
Cimetière de Gassicourt
Cimetière de Gassicourt
Cimetière de Gassicourt

Cimetière de Gassicourt

Square de La Résistance (à côté de la Gare)
Square de La Résistance (à côté de la Gare)

Square de La Résistance (à côté de la Gare)

Square Brieussel-Bourgeois
Square Brieussel-Bourgeois
Square Brieussel-Bourgeois

Square Brieussel-Bourgeois

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 08:22
Lundi 8 mai. Commémoration de la victoire contre le nazisme.
Comme chaque année, les communistes rendront hommage à Mantes-la-Jolie à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la victoire contre les fascistes en déposant une gerbe de fleurs sur chacun des lieux de commémoration - de la place Delattre de Tassigny (gaulliste) au square de La Résistance sur la plaque commémorative duquel figurent les noms de nombreux communistes locaux (les quatre lieux sont la place Delattre de Tassigny, le cimetière de Gassicourt, le square de La Résistance et le square Brieussel-Bourgeois - voir ci-dessus pour les heures précises).
 
Ils invitent les Mantaises et Mantais à venir assister nombreux aux cérémonies.
Lundi 8 mai. Commémoration de la victoire contre le nazisme.
Lundi 8 mai. Commémoration de la victoire contre le nazisme.
Lundi 8 mai. Commémoration de la victoire contre le nazisme.
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 07:35

Noël de chômage ! Noël de misère ! Lutte des classes ! - Edito de P. Vaillant-Couturier - Huma du 25/12/1934

25 Décembre 2016 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Histoire - Notre mémoire

Noël de chômage ! Noël de misère ! Lutte des classes ! - Edito de P. Vaillant-Couturier - Huma du 25/12/1934

Nous reproduisons l'éditorial de Paul Vaillant-Couturier de l’Humanité du 25 décembre 1934. Des voix comparent les politiques prônées par Fillon, dans la continuité de l'austérité de Hollande et Valls, à la politique "déflationniste" des politiciens face à la crise économique des années 30. Mêmes remèdes empoisonnés, mêmes conséquences.

Noël de chômage ! Noël de misère ! Lutte des classes !

Noël de chômage ! Noël de misère ! Noël des enfants sans cheminée et des enfants sans souliers…

Le capitalisme et les politiciens à son service viennent, en une année, de donner toute la mesure de leur malfaisance.

Les « sauveurs » du 6 février inscrivent cette année à leur bilan 100.000 chômeurs « reconnus » de plus qu’à la Noël dernière…

Tous les remèdes se sont révélés inefficaces, toutes les expériences ont été des faillites. Le préfascisme a déjà montré ce qu’apporterait le fascisme.

La misère a frappé à de nouvelles portes. Les classes moyennes ont été ravagées. Le petit commerçant a été saisi, le petit fermier a été vendu, le vieillard a vu sa pension diminuée, l’ancien combattant a vu tomber un pas de la « dette sacrée » qui lui reste due.

Le fonctionnaire a rejoint l’ouvrier et l’employé frappés dans leurs salaires. On a fait des économies sur les rations des soldats, l’instruction des enfants et les secours aux malades au profit des munitionnaires…

Une politique conséquente de classe, avide de profits a réduit à la sous-consommation devant des greniers pleins et des celliers bondés les masses laborieuses. La famine a ravagé les colonies et les balles de la répression ont répondu aux ventres qui criaient.

Au moment où Citroën jetait 18.000 ouvriers à la rue, Flandin a jugé politique et prudent d’offrir à quelques milliers d’enfants de chômeurs, sous la surveillance d’une nuée d’inspecteurs de police, des « cadeaux de Noël » - trois bouts de sucre, deux chaussettes et un dé à coudre de confiture dans un très grand carton – qui sont une insultante dérision à leur détresse.

La nuit passée et ce soir, cependant, dans les quartiers riches, des sommes énormes ont été et seront dépensées… Certains réveillons représentent une somme qui aurait permis à toute une famille de chômeurs de vivre pendant un mois…

Les chômeurs – 2 millions et demi pour 400.000 inscrits – n’ont pas réveillonné, les chômeurs n’auront pas de repas de Noël. Les chômeurs, las d’user leurs souliers à la recherche d’un travail qui les fuit, sont restés étendus sous ce qui leur reste de couvertures et ont demandé au sommeil de clamer leur faim, leur froid et leur tristesse.

Et leur réveil de Noël leur a apporté le même angoissant problème pour eux et leurs petits : mangers…

L’image de la joie et des bombances de leurs exploiteurs doit être pour eux un nouveau levier vers l’action.

Que les ouvriers, provisoirement encore au travail, s’unissent à eux pour les aider à faire triompher leurs revendications et que les chômeurs épaulent les ouvriers dans la défense de leurs salaires.

A ce Noël de collaboration de classes que ce gouvernement voulait réaliser pour masquer ses responsabilités dans la misère des masses, qu’ils répondent par un Noël de classe, un Noël de colère.

En vérité, l’on ne peut s’empêcher de penser – quand on a fait la guerre et qu’on voit ce Noël de crise – à ce qu’étaient nos Noëls des tranchées quand, de part et d’autre des fils de fer, des peuples entiers de jeunes hommes, enterrés dans la boue, sous les fusées et les marmites, recevaient la charité du colis de Noël avec sa tablette de chocolat pour cinq et son cigare pour deux, tandis qu’à l’arrière les bénéficiaires du massacre s’empiffraient joyeusement à coup de louis gagnés sur les morts…

Noël de guerre… Noël de crise…

Encore et toujours l’impitoyable lutte des classes !

P. VAILLANT-COUTURIER.

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Publié par pcfmanteslajolie - dans Histoire
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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 07:34

Le 26 août 1939, le journal l'Humanité est saisi, puis interdit

SOURCE: BNF GALLICA

SOURCE: BNF GALLICA

C'est le dernier numéro légal du journal communiste. Sur ordre du gouvernement, des policiers se rendent à son l'imprimerie, 123 rue Montmartre à Paris. Ils y brisent les formes, déchirent les flancs et refondent les plombs de l'édition parisienne du 26 août 1939. Dans la nuit, elle sera malgré tout imprimée. Débute alors l'édition clandestine del'Humanité, le Pcf étant interdit par le dernier gouvernement de la 3e République. Le journal communiste poursuiva son édition dans la clandestinité sous l'Occupation et le régime collaborationniste de Vichy. Comment en était-on arrivé à l'interdiction du Pcf et de toute la presse communiste?

Pourtant, la une du journal, avant qu'il ne soit saisi, ne souffre d'aucune ambiguïté: "Union de de la Nation française contre l'agresseur hitlérien, le gouvernement prend les mesures nécessaires à la sécurité du pays". Le Pcf continue à défendre une ligne patriotique et ses députés votent les crédits de guerre le 1er septembre 1939.

Pierre-Laurent Darnar, dans son édito, écrit: "(...) Notre souci, en cet instant plus que jamais, est d'accroître encore les forces de défense et de sauvegarde. (...) L'heure est à l'union des Français. Si Hitler ose le geste qu'il médite, les communistes français, qui n'ont cessé de proclamer que la paix était indivisible et qui n'ont cessé de proclamer la fermeté contre toute agression fasciste, seront au premier rang des défenseurs de l'indépendance des peuples, de la démocratie et de la France républicaine menacée. Ils représentent -on ne peut pas ne pas en tenir compte_ une force humaine, matérielle et morale, considérable, prête à remplir ses obligations et à tenir ses engagements."

Alors quoi?

Le Traité de non-agression entre l'Allemagne nazie et l'Union soviétique communiste a été signé le 23 août 1939 à Moscou. Il suit de quelques mois la signature du pacte d'Acier en mai 1939, entre l'Allemagne nazie et l'Italie facsiste, bientôt rejointes par l'Empire japonais militariste.

C'est un coup de tonnerre, disent les médias français. Cela l'est aussi au sein du Pcf:  22 parlementaires sur 74 en démissionnent. Mais le Parti soutient ce traité motivé par la faiblesse des Occidentaux face au régime hitlérien, par la crainte de l'isolement de l'URSS devant la menace nazie et par la volonté de l'Union soviétique de "gagner du temps" avant une attaque prévisible des Allemands. En france, les décrets Daladier interdisent le Pcf, appuyés par tous les autres partis politiques.

La situation internationale

Le 1er avril 1939, la République espagnole de Front populaire est définitivement vaincue. Le général Franco, allié d'Hitler et de Mussolini, devient le dictateur fasciste de l'Espagne. La France reconnaît son régime et nomme Phillippe Pétain, dont ses amitiés avec l'extrême droite sont connues, ambassadeur auprès de cette dictature. L'URSS fut le seul état à avoir soutenir la République espagnole depuis le début de la guerre civile, le 18 juillet 1936.

Le 11 mai 1939, le Japon a attaqué l'URSS, il occupe déjà une grande partie de la Chine et toute la Corée. Les Japonais mènent une grande offensive militaire en juillet 1939 qui échoue. Mais la paix n'est signée que le 13 septembre de cette année.

En Europe, le 30 septembre 1938, interviennent les Accords de Munich entre la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne hitlérienne et l'Italie mussolinienne. La Tchécoslovaquie n'y participe pas. Pourtant, pour"sauvegarder la paix" est décidée l'invasion et le démembrement de ce pays par Hitler. Le Pcf est l'unique parti à s'oppose à ces accords.

Depuis avril 1939, L'Albanie est occupé par l'Italie.

5 jours après l'occupation allemande de la Tchécoslovaquie, le 20 mars 1939, Hitler prend le territoire de Memel en Lituanie.

Depuis 1938, l'URSS a entrepris des pourpalers avec la France et la Grande-Bretagne, à fin de signer une pacte militaire contre le fascisme. Paris et Londres lanternent au maximum. Le 24 juillet 1939,  L'Union soviétique propose directement une alliance entre états-majors militaires. Une conférence à cet effet débute à Moscou le 12 août.

En plus d'obtenir des garanties avec la France et la Grande-Bretagne, l'URSS demandent que ses armées puissent traverser la Pologne, la Roumanie et que les états baltes soient inclus dans l'accord. Pologne et Roumanie, alliés militaires et économiques de la France et de la Grande-Bretagne refusent. Après le 15 août 1939, la conférence pour une alliance militaire entre l'URSS, la France et la Grande-Bretagne est toujours au point mort. pire, les chefs des missions militaires française et britannique reconnaissent qu'ils n'ont pas de pouvoir diplomatique et qu'ils ne peuvent signer aucun accord.

L'antisoviétisme l'a donc emporté à Paris et à Londres, face au péril imminent d'une agression de l'Allemagne Hitlérienne.

Certes, le Traité de non-agression germano-soviétique acte que la Pologne sera partagée entre l'Allemagne et l'URSS. Mais du côté soviétique, c'est la reconquête de territoires perdus à la fin de la 1èreGuerre mondiale au profit de la Pologne soutenue militairement par les vainqueurs de ce conflit. Et le général de Gaulle, qu'on ne peut traiter de pro-communiste, écrira dans ses Mémoires de guerre à ce sujet:" Staline préférant partager sa proie [la Pologne] avec Hitler plutôt que devenir la sienne.".

 

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 06:45

Les JO de 1936 dans l'Allemagne nazie, ce que le CIO veut faire oublier

Les JO de 1936 dans l'Allemagne nazie, ce que le CIO veut faire oublier

Deux ans après la Coupe du monde dans l'Italie fasciste, Hitler accueille à Berlin les JO. La sympathie affichée des dirigeants du Comité international olympique pour les régimes fascistes prend tout son effet dans l'Allemagne hitlérienne. Un épisode que le CIO a oublié.

Dans son Musée olympique, basé à Lausanne-tiens en Suisse, pour quelles raisons?- le CIO ne veut retenir des JO de Berlin que les victoires du sprinter noir américain Jesse Owens.

Pareil sur le site internet du CIO: "Le monde se souvient des jeux de Berlin comme d'un échec cinglant de la volonté d'Adolf Hitler de démontrer la supériorité de la race aryenne. Le héros de ces jeux est un Afro-Américain: l'athlète Jesse Owens".

Certes,  Jesse Owens rafle deux médailles d'or, mais l'Allemagne monte sur le podium avec  83 médailles d'or. Et dès le 5 août 1936, sans que le CIO ne s'en émeuve, Joseph Goebbels, ministre de Hitler écrit dans son journal que les Américains ont obtenu 3 médailles d'or "dont deux grâce à un Nègre. (...) L'humanité blanche devrait avoir honte."

Il faut dire que le Français, baron de Coubertin, a exalté les valeurs "du drapeau et de la race". Il sera comblé à Berlin. Le Belge Henri de Baillet-Latour, président en exercice du CIO, remercie ainsi le patron de l'organisation des jeux: "Nous garderons tous un souvenir inoubliable du mois d'août 1936 et je suis sûr qu'il résultera de ces Jeux un bien pour l'humanité toute entière". Lui aussi sera comblé.

Issus des élites occidentales réactionnaires, les membres du CIO affichent clairement une proximité avec les régimes fascistes. Ils partagent également avec eux un mélange d'anticommunisme et d'antisémitisme. L'officier SS Ritter Von Halt est même coopté au sein du CIO. Ce nazi pur jus sera réintégré au sein du CIO juste après sa libération des camps soviétiques. Il était le ministre nazi en charge des sports.

Après les Jeux, le journaliste français Gaston Meyer, dans le journal sportif L'Auto -futur journal l'Equipe- propose ni plus ni moins, comme Hitler, "que les Jeux soient réservés aux Blancs".

Oui, le CIO, comme les soi-disant démocraties de cette époque, ont tout oublié des 11e JO tenus dans l'Allemagne nazi.

Source: d'après l'article de  l'historienne du sport Florence Carpentier dans l'Humanité-dimanche

 

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 07:04
« Hiroshima : un crime qui paie encore, mais gare au jugement de l’histoire », par Diana Johnstone

Cet article de la journaliste américaine Diana Johnstone a été publié originellement en anglais sur le site américain de gauche «Counterpunch » le 5 août 2016. Nous avons repris la traduction en français disponible sur le site « Le Grand soir » en la remaniant pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF ».

 

 

Lors de sa visite à Hiroshima en mai dernier, Obama n’a pas, comme certains l’avaient vainement espéré, présenté d’excuses pour le bombardement atomique de la ville, le 6 août 1945. Au lieu de cela, il a prononcé un discours ronflant et lénifiant contre la guerre. Il l’a fait alors même qu’il poursuivait sa guerre de drones contre des ennemis sans défense dans des pays lointains et approuvait des plans pour dépenser mille milliards de dollars pour une mise à niveau de l’arsenal nucléaire américain.

Des excuses auraient été aussi inutiles que son discours. Des paroles creuses ne changent rien. Mais voici une chose que Obama aurait pu dire qui aurait eu un véritable impact : la vérité.

Il aurait pu dire :

« Les bombes atomiques n’ont pas été larguées sur Hiroshima et Nagasaki "pour sauver des vies en mettant fin à la guerre". Ce fut un mensonge officiel. Les bombes ont été larguées pour observer leurs effets et pour montrer au monde que les États-Unis possédaient une puissance destructrice illimitée. »

Mais il n’y avait aucune chance qu’Obama dise cela. Officiellement, le bombardement « a sauvé des vies » et cela donc en « valait le coup ». Comme les villages vietnamiens que nous avons détruits pour les sauver, comme les innombrables enfants irakiens qui sont morts à la suite des sanctions américaines, les centaines de milliers de femmes et d’enfants agonisant dans deux villes japonaises figurent encore au passif des comptes que les États-Unis ont à rendre à l’humanité, une dette toujours impayée et impunie.

« Cela en valait le coup »

La décision de détruire Hiroshima et Nagasaki fut une décision politique et non militaire. Les objectifs ne furent pas militaires, les effets ne furent pas militaires. Les attaques furent menées contre la volonté de tous les grands chefs militaires. L’Amiral William Leahy, chef d’État-major interarmées à l’époque, écrit dans ses mémoires que « l’utilisation de cette arme barbare à Hiroshima et Nagasaki n’était d’aucune aide matérielle dans notre guerre contre le Japon. Les Japonais étaient déjà vaincus et prêts à se rendre ... » Le général Eisenhower, le général MacArthur, et même le général Hap Arnold, commandant de l’armée de l’air, se sont opposés à l’usage de cette arme. Le Japon était déjà dévasté par des bombes incendiaires, faisait face à une famine généralisée à cause du blocus naval des États-Unis, se retrouvait démoralisé par la reddition de son allié allemand, et craignait une attaque russe imminente. En réalité, la guerre était terminée. Tous les hauts dirigeants américains savaient que le Japon était vaincu et cherchait à se rendre.

La décision d’utiliser les bombes atomiques fut une décision purement politique prise presque uniquement par deux politiciens seuls : un président novice, joueur de poker, et son mentor, le secrétaire d’État James F. Byrnes [1]

Le président Harry S. Truman était en réunion avec Churchill et Staline dans la banlieue berlinoise, à Potsdam, lorsqu’il apprit l’information secrète que l’essai atomique dans le Nouveau-Mexique avait été un succès. Les observateurs se souviennent que Truman devint « un autre homme », rendu euphorique par la possession d’un tel pouvoir. Alors que d’autres hommes moins superficiels furent ébranlés devant les implications d’une telle force destructrice, pour Truman et, en connivence, son secrétaire d’Etat, James Byrnes, le message voulait dire : « Maintenant, on peut tout se permettre »

A partir de là, meurs actes allaient procéder de cette conception - en premier lieu, dans leurs relations avec Moscou.

En réponse aux appels pressants des Etats-Unis depuis des mois, Staline avait promis d’entrer en guerre en Asie, trois mois après la défaite de l’Allemagne nazie, qui eut lieu au début de mai 1945. Il était bien connu que les forces d’occupation japonaises en Chine et en Mandchourie ne pourraient pas résister à l’Armée rouge. Il était clair que deux choses entraineraient la reddition immédiate du Japon : l’entrée de la Russie dans la guerre et l’assurance des Etats-Unis que les membres de la famille royale ne serait pas traitée comme des criminels de guerre. Ces deux événements se sont produits dans les jours qui ont suivi le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki.

Mais ils ont été éclipsés par la bombe atomique.

Et c’était bien l’objectif recherché.

Car ainsi, le crédit de la fin de la guerre fut attribué aux bombes atomiques américaines.

Mais ce n’est pas tout.

La possession confirmée d’une telle arme donna à Truman et Byrnes un tel sentiment de puissance qu’ils pouvaient revenir sur les promesses antérieures faites aux Russes et tenter d’intimider Moscou en Europe. En ce sens, les bombes sur Hiroshima et Nagasaki ont non seulement tué sans raison des centaines de milliers de civils mais ont également déclenché la guerre froide.

Hiroshima et la guerre froide

Une observation très importante sur les effets de la bombe atomique est attribuée au général Dwight D. Eisenhower. Comme son fils l’a raconté, il était profondément abattu en apprenant à la dernière minute que la bombe serait utilisée. Peu après Hiroshima, Eisenhower aurait dit en privé :

« Avant l’utilisation de la bombe, j’aurais dit oui, tant j’étais sûr que nous pourrions préserver la paix avec la Russie. Maintenant, je ne sais pas. Jusqu’à présent, j’aurais dit qu’à nous trois, la Grande-Bretagne avec sa puissante flotte, l’Amérique avec la plus puissante force aérienne, et la Russie avec la plus grande force terrestre sur le continent, nous trois, nous aurions pu garantir la paix du monde pendant une longue, très longue période à venir. Mais maintenant, je ne sais pas. Partout les gens ont peur et sont troublés. Tout le monde se sent en insécurité à nouveau ». [2]

En tant que commandant suprême des Forces alliées en Europe, Eisenhower avait appris qu’il était possible de travailler avec les Russes. Les systèmes économiques et politiques intérieurs des États-Unis et de l’URSS étaient totalement différents, mais sur la scène internationale, ils pouvaient coopérer. En tant qu’alliés, leurs différences étaient principalement dues à la défiance et pouvaient être surmontées.

L’Union soviétique victorieuse avait été dévastée par la guerre : les villes en ruines, quelque vingtaine de millions de morts. Les Russes voulaient de l’aide pour reconstruire. Auparavant, sous Roosevelt, il avait été convenu que l’Union soviétique obtiendrait des réparations de l’Allemagne, ainsi que des crédits des États-Unis. Tout à coup, il n’en était plus question. Lorsque la nouvelle de l’essai au Nouveau-Mexique est tombée, Truman s’écria : « Maintenant, les Russes vont marcher droit. » Parce qu’ils se sentaient tout à coup tout-puissants, Truman et Byrnes décidèrent de faire preuve de fermeté avec les Russes.

On dit à Staline que la Russie ne pourrait prélever de réparations que sur la partie orientale de l’Allemagne, en grande partie agricole, occupée par l’Armée rouge. Ce fut la première étape de la division de l’Allemagne, à laquelle Moscou s’opposait en réalité.

Puisque plusieurs des pays d’Europe de l’Est s’étaient alliés à l’Allemagne nazie, et comptaient de puissants éléments anti-russes, la seule condition posée par Staline pour ces pays (alors occupés par l’Armée rouge) était que leurs gouvernements ne devaient pas être activement hostiles à l’URSS. Pour cette raison, Moscou privilégiait la formule des « démocraties populaires », c’est-à-dire de coalitions excluant les partis d’extrême droite.

Se sentant tout-puissants, les Etats-Unis haussèrent le niveau de leurs exigences en demandant des « élections libres » dans l’espoir d’installer des gouvernements anticommunistes. Ce qui se retourna contre eux. Au lieu de céder à la menace atomique implicite, l’Union soviétique s’est braquée sur sa position. Au lieu de desserrer le contrôle politique sur l’Europe de l’Est, Moscou imposa des régimes tenus par des partis communistes - et accéléra son propre programme de bombe atomique. La course aux armements nucléaires était lancée.

« Le beurre et l’argent du beurre »

John J. McCloy, qualifié par son biographe Kai Bird comme le « président informel de l’establishment américain», déclara à l’époque au Secrétaire à la guerre, Henry Stimson, que : « J’ai toujours défendu la position que nous devions avoir le beurre et l’argent du beurre, que nous devions agir avec les mains libres, en vertu du présent accord régional, en Amérique du Sud, et, en même temps, intervenir rapidement en Europe; que nous ne devions céder aucun de ces points... » [3] Stimson répondit : « Je pense que oui, absolument. »

En bref, les États-Unis devaient conserver leur sphère d’influence sur tout le continent américain, revendiquée par la doctrine Monroe, tout en privant la Russie de sa propre zone tampon.

Il est nécessaire ici d’établir une distinction nette entre politique intérieure et politique étrangère. La nature du régime intérieur soviétique a pu être aussi mauvaise qu’on l’a décrit, mais en matière de politique étrangère, Staline respectait scrupuleusement les accords passés avec les alliés occidentaux - abandonnant, par exemple, les communistes grecs lorsqu’ils ont été écrasés par les Anglo-Américains après la guerre. Ce sont les États-Unis qui sont revenus sur les accords passés à Yalta, présentés ensuite pour cela comme autant de concessions faites à « l’agression communiste ». Staline n’avait nullement le souhait de promouvoir la révolution communiste en Europe occidentale, encore moins d’envahir ces pays. En fait, son refus de promouvoir la révolution mondiale a été précisément à la base de la campagne contre le « stalinisme » lancée par les Trotskystes - y compris de Trotskystes dont la dévotion à la révolution mondiale s’est maintenant déplacée en défense des guerres US déclenchée pour renverser tel ou tel régime.

Il y a une doctrine dominante à l’ouest selon laquelle les dictatures font la guerre et les démocraties font la paix. Rien ne le démontre. Des dictatures (prenez l’Espagne de Franco) peuvent être conservatrices et autocentrées. Les plus grandes puissances impérialistes, la Grande-Bretagne et la France, étaient des démocraties. L’Amérique démocratique est loin d’être pacifique.

Tandis que l’Union soviétique développait son propre arsenal nucléaire, les États-Unis furent incapables d’interférer efficacement en Europe de l’Est et se retournèrent vers des ennemis plus faibles, renversant les gouvernements en Iran et au Guatemala, s’enlisant au Vietnam, selon la théorie qu’ils n’étaient que des agents de l’ennemi communiste soviétique. Mais maintenant que l’Union soviétique s’est effondrée, abandonnant la zone tampon de la Russie en Europe de l’Est, semble apparaître une résurgence de la confiance qui submergea Truman : l’euphorie du pouvoir sans limites. Sinon, pourquoi le Pentagone lancerait-il un programme de mille milliards de dollars pour renouveler l’arsenal nucléaire des Etats-Unis, tout en positionnant des troupes et des armes offensives aussi près que possible de la frontière russe ?

Dans son livre de 1974, The President Is Calling [Le Président appelle],sur ses relations avec son frère Dwight, Milton Eisenhower écrit : « Notre emploi de cette nouvelle force à Hiroshima et Nagasaki fut une provocation suprême à l’égard des autres nations, en particulier l’Union Soviétique. » Et il ajoute, « Certainement, ce qui est arrivé à Hiroshima et Nagasaki restera à jamais sur la conscience du peuple américain. »

Hélas, à ce jour, tout prouve le contraire. Les critiques s’inquiétant ont été marginalisées. Les mensonges officiels systématiques sur la « nécessité de sauver des vies américaines », ont entretenu une totale bonne conscience collective dans le peuple américain, tandis que le pouvoir procuré par la bombe a suscité un sentiment durable d’ « exceptionnalité » moralisatrice parmi les dirigeants du pays. Il n’y a que nous les Américains qui puissions faire ce que les autres ne peuvent pas faire, parce que nous sommes « libres » et « démocratiques » et les autres – si nous le décidons ainsi - ne le sont pas. D’autres pays, parce que non « démocratiques », peuvent être détruits afin d’être libérés. Ou juste détruits. Voilà la quintessence de « l’exceptionnalité » qui, pour Washington, tient lieu de « conscience du peuple américain », une conscience qui n’a pas été éveillée par Hiroshima, mais asphyxiée.

La morale en sommeil

En tant qu’invité à Hiroshima, Obama a pontifié habilement :

« Les guerres de l’ère moderne nous enseignent cette vérité. Hiroshima enseigne cette vérité. Les progrès technologiques sans progrès équivalents des institutions humaines peuvent nous condamner. La révolution scientifique qui a conduit à la fission d’un atome nécessite une révolution morale. »

Eh bien oui, mais une telle révolution morale n’a pas eu lieu.

« ... La mémoire du matin du 6 août 1945 ne doit jamais s’effacer. Cette mémoire permet de combattre la complaisance. Elle alimente notre imagination morale. Il nous permet de changer. »

« Le changement » est une spécialité d’Obama. Mais il n’a rien fait pour changer notre politique sur les armes nucléaires, sauf pour la renforcer. Aucune trace d’« imagination morale » imaginant la dévastation vers laquelle cette politique nous mène. Pas d’idées imaginatives pour atteindre le désarmement nucléaire. Juste des promesses de ne pas laisser les méchants s’emparer de telles armes, parce qu’elles sont à nous.

« Et depuis ce jour fatidique, » a poursuivi Obama, « nous avons fait des choix qui nous donnent espoir. Les États-Unis et le Japon ont forgé non seulement une alliance, mais une amitié qui a apporté beaucoup plus pour notre peuple que nous n’aurions jamais pu obtenir par la guerre. »

Cette phrase est sinistre. En réalité, c’est précisément par la guerre que les États-Unis ont forgé cette alliance et cette amitié - que les États-Unis essaient maintenant de militariser dans leur « pivot asiatique ». Cela signifie que nous pouvons rayer de la carte avec des armes nucléaires deux villes d’un pays et finir avec « non seulement une alliance, mais une amitié ». Alors pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Pourquoi ne pas se faire plus « d’amis » de ce genre, par exemple en Iran, pays que Hillary Clinton s’est dit prête à « anéantir » si les circonstances le demandent.

« Voilà un avenir que nous pouvons choisir », a déclaré Obama, « un avenir dans lequel Hiroshima et Nagasaki sont connus non pas comme l’aube de la guerre atomique, mais comme le début de notre propre éveil moral. »

Mais jusqu’à présent, Hiroshima et Nagasaki sont très loin de marquer le « début de notre propre éveil moral ». Au contraire. L’illusion de posséder un pouvoir sans limites ôte toute nécessité d’auto-examen critique, toute besoin de faire un véritable effort pour comprendre ceux qui ne sont pas comme nous et qui ne veulent pas être comme nous, mais pourraient partager la planète en paix si nous les laissions tranquilles.

Puisque nous sommes tout-puissants, nous devons être une force du bien. En réalité, nous ne sommes ni l’un ni l’autre. Mais nous semblons incapables de reconnaître les limites de notre « exceptionnalité ».

Les bombes sur Hiroshima et Nagasaki ont plongé les dirigeants des États-Unis dans un sommeil moral dont ils ont encore à se réveiller.

Diana Johnstone

Notes.

[1] Tout cela est connu des experts. Les preuves documentaires ont été présentées par Gar Alperovitz dans les 800 pages de son livre de 1995, The Decision to Use the Atom Bomb [la décision d’utiliser la bombe atomique]. Cependant, les mensonges officiels survivent à une réfutation documentée.

[2] Alperovitz pp 352-3.

[3] p.254 Ibid.

 

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Publié par pcfmanteslajolie - dans Histoire International
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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 06:35

Jalonné de repères biographiques, le site rappelle les débuts de Georges Marchais en tant que tourneur à l’entreprise Voisin où il fait son apprentissage d’orateur en devenant un délégué syndical craint par les patrons et respectés par les ouvriers.

Ce gout de la joute oratoire qui ne l’a jamais quitté est mis en lumière par de nombreux extraits vidéo de ses débats, souvent houleux sur les plateaux de télévision. 

Une rubrique particulièrement émouvante est consacrée à ses liens privilégiés avec Nelson Mandela, on découvre alors, photos à l’appui comment son histoire personnelle a croisé à mainte reprise le fil de la grande Histoire, comme ce jour de mars 1995 où son vieil ami Fidel Castro, en visite officielle en France, lui rend visite chez lui, dans son petit pavillon de Champigny.

 

Texte repris de Diego Diaz (Facebook)

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 19:18
1955 : Quand les députés communistes votaient contre « l’état d’urgence ». Interventions de Robert Ballanger et d’Alice Sportisse, députés communistes (PCF et PCA).

Les textes des interventions de nos camarades – en lien ci-dessous – sont repris du Journal officiel des débats de l’Assemblée nationale du 31 mars 1955. Ils ont été retranscrits depuis les microfilms par JP pour le sitevivelepcf.fr

 

INTERVENTION DE ROBERT BALLANGER – ETAT D’URGENCE 1955

INTERVENTION D’ALICE SPORTISSE – ETAT D’URGENCE 1955

Nous laissons chacun mesurer sur le fond, et même sur la forme, l’écart béant entre les expressions communistes d’alors et l’alignement des députés actuels du Front de gauche ou de Pierre Laurent sur les mêmes dispositions « scélérates », aujourd’hui reprises par Hollande et Valls alors que le sang des victimes des terribles attentats du 13 novembre est à peine sec.

 

En 1955, Robert Ballanger explique notamment le besoin du pouvoir de l’époque de créer une légalité d’exception entre l’état normal et l’état de siège, difficile à proclamer sauf cas de guerre ou coup d’Etat. L’état d’urgence, qui va même au-delà, dans certaines de ses dispositions, de l’état de siège permet d’accroître encore la répression en Algérie mais aussi en France contre le mouvement social.

 

Pour sa part, Alice Sportisse dénonce les pratiques d’exception, la répression déjà terrible – et qui ne s’embarrasse pas du respect de la légalité – pratiquée par les autorités françaises dans la colonie algérienne, 5 mois après les événements du 1er novembre 1954.

Elle porte les propositions des communistes d’Algérie et de France pour « l’édification d’une république algérienne ».

Elle dénonce aussi – déjà – combien la répression en Algérie, que l’état d’urgence va renforcer et couvrir, sert de prétexte à la tentative de mise au pas des libertés en France, de la contestation de la politique de soumission aux intérêts du capital et de l’impérialisme atlantiste.

 

En 1955, il y avait des députés communistes !

 

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 09:53

11 novembre 1918: Armistice, mais guerre contre la République soviétique de Russie

Troupes alliées (américaines, françaises, britanniques et japonaises) lors d'une parade à Vladivostok en 1918.

Troupes alliées (américaines, françaises, britanniques et japonaises) lors d'une parade à Vladivostok en 1918.

Si le 11 novembre 1918 marque la défaite de l'Allemagne, de l'Autriche-Hongrie, de la Turquie et de leurs alliés, les vainqueurs entreprennent une guerre contre la jeune révolution russe au pouvoir depuis 1917, guerre qui avait déjà débutée en Sibérie en août 1918 et en Russie septentrionnale en juin de la même année.

 

Georges Clémenceau, pour la France, décide d'une importante intervention  terrestre et maritime en Mer Noire, pour soutenir les armées tsaristes et contre-révolutionnaires dans le sud de la Russie.

 

Forces déployées en Russie:

  • Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie : 50 000 hommes (le long du Transsibérien)
  • Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni : 40 000 hommes (dans les régions d'Arkhangelsk et de Vladivostok)
  • Drapeau du Japon Japon : 28 000 hommes puis 70 000 (dans la région de Vladivostok)
  • Drapeau de la Grèce Grèce : 23 351 hommes en Crimée, à Odessa et Kherson.
  • Drapeau de la Pologne Pologne : 12 000 hommes (en Sibérie et à Mourmansk)
  • Drapeau des États-Unis États-Unis : 13 000 hommes (dans les régions tenues par la Grande-Bretagne)
  • Drapeau de la France France : 12 000 hommes (dans les régions de la Mer Noire et en Sibérie)
  • Drapeau de l'Estonie Estonie : 11 500 hommes (dans le nord de la Russie)
  • Drapeau du Canada Canada : 5 300 hommes (dans les régions d'Arkhangelsk et Vladivostock)
  • Drapeau : Serbie Serbie : 4 000 hommes (dans la région d' Arkhangelsk)
  • Drapeau de la Roumanie Roumanie : 4 000 hommes (idem)
  • Drapeau de l'Italie Italie : 2 500 hommes ( idem plus en Sibérie)
  • Drapeau de la République de Chine République de Chine : 2 300 hommes (dans la région de Valdivostok)
  • Drapeau de l'Australie Australie : 150 hommes (dans la région d'Arkhangelsk)

 

Au printemps 1919, l'échec de cette guerre est consommé alors que la flotte française est secouée par une importante mutinerie révolutionnaire et que les soldats des "Alliés" sont démotivés et fatigués.

 

En mars 1920, les Alliés se retirent de Russie, sauf le Japon qui continue de soutenir les Russes blancs jusqu'en octobre 1922, date du retrait de l'armée impériale japonaise.

 

humanité 6-12-19

L’Humanité, 06/12/1919

 

Lorsqu'éclate la contre-révolution, soutenue par les armées des vainqueurs de la Première Guerre mondiale, la jeune république soviétique de Russie ne contrôle pas la quasi totalité des régions agricoles et minières du pays.

 

Malgré cette situation précaire qui affame ses populations civiles et ses soldats, en infériorité numérique évidente et mal armée, la Russie de Lénine connaît une première victoire en mars 1919.

 

Par le décret du 28 janvier 1918, l'Armée rouge des ouvriers et des paysansa été créée.

Cette nouvelle force armée n'est pour l'instant qu'une levée de volontaires, menée au combat par des officiers élus.

Mais sous l'impulsion de Léon Trosky, commissaire à la guerre de 1918 à 1924, au printemps 1919, ce sont plus de 1 800 000 hommes aguerris, avec des officiers expérimentés, qui vont faire front à la contre-révolution et la vaincre définbitivement en octobre 1922.

 

Allez, à l'Appel du grand Lénine, datant de 1919, qui retrouvera ses accents patriotiques lors de l'invasion de l'URSS par les armées hitlériennes.

 
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