Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 06:19

Nous nous permettons de vous donner à voir le dernier numéro en date de notre publication locale qui sera distribuée dans les lieux publics et dans les boîtes aux lettres du canton.

 

Au menu:

 

Notre dossier (pages 1, 2 et 3). L'Europe barbelés NON. Solidarité internationale OUI.

 

L'édito d'Armelle Hervé (page 1). Combattre vraiment l'extrême-droite

 

Les brèves (pages 2 et 3). Front populaire interdit de séjour à Rosny-sur-Seine, Place ouverte mais amende ferme et cachez-moi ces pauvres à Mantes-la-Ville, la GPS&O aime recevoir, 5 millions de demandeurs d'emplois, malades mentaux armés aux USA, trois fois plus de milliardaires en France, la commande publique en baisse due principalement aux collectivités territoriales, la maire de Calais a tenté d'interdire l'aide aux migrants, la commission européenne n'aime pas le logement social.

 

Contre la fermeture du bureau de Poste à Mantes-la-Ville (page 4)

 

Eric Roulot, candidat du PCF? Nous ne sommes pas engagés (page 4)

 

Marché du Val-Fourré. 750.000 euros perdus pour les Mantais (billet de Marc Jammet, page 4)

Cliquez ci-dessus pour ouvrir le fichier en pdf.

Mantes-la-Jolie. L'OPINION DES COMMUNISTES (Numéro 77)
Mantes-la-Jolie. L'OPINION DES COMMUNISTES (Numéro 77)
Mantes-la-Jolie. L'OPINION DES COMMUNISTES (Numéro 77)
Mantes-la-Jolie. L'OPINION DES COMMUNISTES (Numéro 77)
Repost 0
28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 06:42

Nous vous prions de trouver, ci-dessous et en pièces jointes, la déclaration des communistes de la section de Mantes-la-Jolie au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle.

 

Il sera notamment disponible sur les deux points de vente du Muguet des communistes lundi 1° mai au matin Centre commercial principal du Val-Fourré (devant le café "Chez Michel") et centre commercial de la ZAC Henri IV.

 

Election présidentielle. Deuxième tour.

Pas une voix pour

le Front national !

 

 

Le 23 avril dernier, pour la deuxième fois depuis 2002, le Front national a profité de la Constitution qui n’autorise que deux candidats à rester en lice pour le deuxième tour.

 

 

Cette « qualification » annoncée (voire « espérée » par les soutiens du capitalisme) depuis des mois ne doit pas nous faire oublier le danger constitué par ce parti et qui ne doit surtout pas être banalisé.

 

POUR LE DEUXIEME TOUR, PAS UNE VOIX

D’UN DES CANDIDATS déclarés A GAUCHE AU PREMIER TOUR

NE DOIT SE PORTER SUR LE FRONT NATIONAL.

 

Communistes, depuis toujours, nous faisons partie des adversaires les plus résolus de l’extrême-droite.

Nous ferons tout pour l’empêcher d’accéder au pouvoir que ce soit dans quelques jours ou dans les prochaines années.

 

Car cette montée de l’extrême-droite ne doit rien au hasard.

 

Elle a été préparée par une stratégie visant à toujours mettre en place la même politique antisociale que ce soit par la droite ou par « la gauche » comme l’a démontré le quinquennat de François Hollande.

 

Et c’est dans cette logique que la candidature Emmanuel Macron du « ni droite ni gauche » a été construite avec l’appui à peine masqué du MEDEF mais aussi de François Hollande et de son ministre du « 49-3 », Manuel Valls.

 

Une candidature qui, pour eux, a l’énorme avantage de tenter « de faire avaler » aux citoyens la construction européenne, la baisse généralisée des salaires, la « loi Travail » et la mise en concurrence des salariés entre eux …

 

C’est cette politique qui fait quotidiennement le lit du Front national en accumulant les rancœurs et en masquant les repères politiques.

 

L’histoire nous a déjà montré que le capitalisme n’hésite pas à avoir recours au fascisme lorsqu’il en éprouve le besoin.

 

COMBATTRE TOUS LES JOURS LES IDEES DU FRONT NATIONAL,

PAS UNE FOIS TOUS LES 5 ANS !

 

Hurler « tous pourris » ou « qu’ils dégagent tous ! » ne fera jamais un projet progressiste pour changer la société.

 

Communistes, nous luttons pour une augmentation significative des salaires, des retraites, des minimas sociaux.

Nous agissons pour la préservation et le développement des services publics (dont le parti de la milliardaire Le Pen approuve localement la casse comme La Poste à Mantes-la-Ville).

 

Nous nous opposons à la construction européenne actuelle, non pas « parce que la France serait agressée par les autres pays », mais parce que cette Europe veut éloigner le pouvoir des populations, empêcher toute perspective politique progressiste au seul profit des multinationales.

 

Face aux gouvernants, face aux patrons, nous tendons la main aux salariés français ou étrangers : mêmes patrons, mêmes combats !

 

Bien loin de promouvoir l’égoïsme et le repliement sur soi, nous nous prononçons pour une politique de paix, la construction de coopérations mutuellement avantageuses entre pays (européens ou non), contre la spéculation internationale qui place hors de portée d’une majorité des populations le simple droit de se nourrir, pour la construction de liens de solidarité avec les migrants chassés de leurs pays par la famine et la guerre …

 

Ce projet progressiste ne pourra dépendre que d’un développement des luttes dans les entreprises qui construira un nouveau rapport de forces entre l’immense majorité des salariés d’un côté, le patronat, la droite et son extrême de l’autre.

 

C’est ce pour quoi les communistes agissent aujourd’hui et agiront demain.

 

Et ils vous invitent à les rejoindre dans ce combat en utilisant le bulletin d’adhésion ci-dessous.

 

Election présidentielle. Deuxième tour.  Pas une voix pour  le Front national !
Election présidentielle. Deuxième tour.  Pas une voix pour  le Front national !

Pour retrouver le fichier en pdf, cliquez ci-dessus

Election présidentielle. Deuxième tour.  Pas une voix pour  le Front national !
Election présidentielle. Deuxième tour.  Pas une voix pour  le Front national !
Repost 0
20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 07:04

L'article a été publié mercredi 15 mars 2017.

Voir ci-dessous.

Le Courrier de Mantes. La candidature d'Eric Roulot contestée
Repost 0
17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 07:34

L'article a été publié mercredi 15 mars 2017. Voir ci-dessous.

La Gazette des Yvelines. Les communistes mantais ne soutiennent pas Eric Roulot
Repost 0
9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 07:20

Eric ROULOT candidat pour les prochaines élections législatives.

Les communistes de la section de Mantes-la-Jolie

ne sont pas engagés par cette désignation.

 

Les communistes de la section de Mantes-la-Jolie ont appris par la presse locale que les sections du Mantois s’étaient réunies et avaient désigné Eric Roulot comme candidat pour les prochaines élections législatives avec mandat de rassembler le plus largement possible à gauche.

 

Les communistes de Mantes-la-Jolie ne sont pas engagés par cette désignation qui ne peut être réalisée en leur nom.

 

Ils constatent :

 

- qu’on ne peut parler de rassemblement à gauche tout en refusant de débattre avec les communistes de Mantes-la-Jolie, la ville la plus importante en nombre d’habitants de la huitième circonscription des Yvelines. Ils désapprouvent le mépris dont ils font l’objet et qui n’augure que de la poursuite d’une démarche de soumission politique.

- Qu’on ne peut proposer un projet progressiste aux électeurs tout en le refusant au quotidien dans l’exercice du pouvoir. Ils demandent au maire de Limay de démissionner de son poste de Vice-président de la communauté urbaine GPS&O accordé par Pierre Bédier et la majorité de droite. Une telle décision est incontournable avant qu’une telle candidature soit tout simplement envisageable.

 

Comité de section réuni le 7 mars 2017.

Repost 0
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 07:20

Félicitations aux camarades du PC autrichien (région de Styrie) : le KPOE confirmé 2ème force politique à plus de 20% aux élections municipales à Graz.

Félicitations aux camarades du PC autrichien (région de Styrie) : le KPOE confirmé 2ème force politique à plus de 20% aux élections municipales à Graz.

Brève « Solidarité internationale PCF – vive le pcf », février 2017

Des élections municipales avaient lieu le 5 février dans la deuxième ville d’Autriche, Graz, capitale de la région de Styrie (280.000 habitants).

La liste du Parti communiste autrichien (KPOE – fédération de Styrie) a conforté sa place de deuxième parti dans la ville avec 20,34% des suffrages, en progression de 0,48%, avec une abstention en recul de 3 points (43%). La droite traditionnelle progresse et arrive en tête. Le KPOE distance largement l’extrême-droite. Les sociaux-démocrates s’affaissent de 15 à 10%. Le KPOE conserve 10 élus et gagne un membre de l’exécutif, l’exécutif étant également réparti à proportionnelle. La droite a essayé d’en évincer le KPOE, illégalement, sans succès.

Nous nous réjouissons de ce résultat de nos camarades autrichiens. La fédération de Styrie, contrairement au PC national autrichien (qui est, lui, insignifiant électoralement dans des coalitions de gauche), refuse les orientations du Parti de la gauche européenne, l’acceptation du réformisme et de l’UE du capital. Nos camarades montrent aussi, dans un contexte difficile, l’efficacité d’un fonctionnement en parti de classe et de masse. Leurs bons résultats électoraux traduisent une mobilisation sociale intense, par exemple pour le droit au logement.

Un encouragement pour les communistes des pays d’Europe qui entendent rester organisés en parti communiste !

Repost 0
Publié par pcfmanteslajolie - dans International Elections
commenter cet article
20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 11:12
ELECTION PRESIDENTIELLE. La position des communistes de Mantes-la-Jolie
ELECTION PRESIDENTIELLE. La position des communistes de Mantes-la-Jolie

Election présidentielle.

La position des communistes de Mantes-la-Jolie

Le PCF a toujours dénoncé l’élection du président au suffrage universel comme un recul démocratique et la dangereuse illusion de l’homme providentiel. Depuis au moins 30 ans, aucune élection présidentielle n’a amené la moindre rupture sinon l’aggravation, à tour de rôle, de la politique au service des puissances d’argent.

Le système a dégradé encore sa « démocratie » avec le quinquennat, établi ensemble par la droite et la gauche « plurielle ».

Le quinquennat a limité les rendez-vous électoraux décisifs à une fois tous les cinq ans.

Il a subordonné les élections législatives à l’élection présidentielle.

Cette année, avec la généralisation des « primaires », on atteint la caricature.

Pour que rien ne change ...

Face à la colère populaire toujours plus forte, le système et son appareil médiatique proposent un casting et de nouvelles illusions pour que rien ne change.

Sacrifiés, Sarkozy et Hollande sont renvoyés à l’exposition de leurs vies privées.

Mais quel changement avec l’ancien premier ministre Fillon qui propose de porter la politique actuelle au niveau de Trump ?

Quel changement avec les ex-ministres de Hollande, qui font profil bas, et se proposent comme un moindre mal ? Certains partent pour rejouer une opposition superficielle recomposée à « gauche » après le scrutin, susceptible de canaliser le mouvement populaire.

Quel changement avec la millionnaire Le Pen (7ème candidature du clan Le Pen depuis 1974!), et son suppôt technocrate Philippot, qui jouent la démagogie sociale à outrance et serviront, comme d’habitude, de repoussoir utile aux équipes dirigeantes et à l’UE du capital?

Quel changement encore avec le produit marketing Macron, vendu par la grande banque et les médias à sa solde tel un nouveau dentifrice qui laverait plus blanc que Sarkozy et que Hollande ?

Quelle mascarade ! Ne perdons pas d’énergie ! 

Pour nous, le changement politique, ce n’est pas une illusion tous les 5 ans mais une lutte de tous les instants contre le pouvoir économique, le patronat, les capitalistes.

Le moment des élections pourrait être et a été leur relais.

En 2017, nous constatons que cela ne pourra pas être le cas. La direction de notre parti a décidé de se désister.

Nous sommes en désaccord avec ce choix. Il correspond à un effacement des positions communistes révolutionnaires du PCF que, comme des milliers de communistes en France, nous n’acceptons pas.

 

Nous vous informons que nous ne soutiendrons

aucune candidature en 2017.

Concernant Mélenchon, nous réprouvons sa vision personnifiée de la politique.

Son « populisme de gauche » abaisse le débat et fait dangereusement le jeu du populisme de droite.

Nous condamnons son chauvinisme.

Nous désapprouvons sa vision – virtuelle car subordonnée à son élection – étatiste et institutionnaliste, niant le rôle majeur de la lutte des classes et acceptant le capitalisme (deux notions absentes de son programme).

Nous constatons, que, sur toutes les batailles concrètes qui s’annoncent, Mélenchon reste gravement dans le consensus du système, loin du ton de ses envolées oratoires.

Il défend la fusion CSG-Impôt sur le revenu, dangereuse pour la Sécurité sociale.

Il défend le surarmement français.

Il alimente les illusions sur une « refondation » de l’UE et la résignation à l’euro etc.

En 2012, l’ancien apparatchik du PS, et partisan de Maastricht, a servi de rabatteur à Hollande.

En 2017, il occupe et stérilise un espace politique à gauche dans l’attente de la recomposition de la social-démocratie.

Ce n’est pas notre projet.

En 2012, pour notre part, nous n’avons propagé aucune illusion sur un quelconque changement avec Hollande, candidat de l’UE du capital.

Les illusions semées ont gravement désamorcé la mobilisation immense pour la défense de la retraite à 60 ans. Elles ont ouvert une période de fatalisme et de résignation chez les travailleurs.

Sur un aspect grave de la politique antisociale du quinquennat de Hollande, la loi El-Khomri, s’est exprimée une opposition massive du peuple et une forte mobilisation militante des travailleurs.

Ce potentiel de résistance ne doit pas être aujourd’hui dévié vers une perspective politicienne d’ici … 2022.

Pendant la campagne électorale, nous allons nous exprimer et agir, vous inviter à agir aussi, à soutenir ceux qui luttent, à lutter. Voici nos axes de bataille :

 

· Pour le droit du travail, le statut des salariés du privé comme du public, pour les salaires.

La loi El-Khomri est une étape qui annonce pire dans la déréglementation, l’individualisation des contrats de travail (auto-entreprenariat, intérim …).

Plus que jamais, nous nous battons pour le relèvement du SMIC et des salaires dans des conventions collectives reconnaissant les qualifications.

 

· Pour la défense et la reconquête du financement de la sécurité sociale.

La menace est considérable pour les allocations familiales avec l’idée propagée d’une suppression des cotisations patronales famille.

Le projet, venant de droite et de « gauche », de fusionner CSG et impôt sur le revenu est gravissime.

L’établissement de la retenue à la source de l’impôt sur le revenu, habilement placée à cheval sur les quinquennats, prépare le terrain.

Elle est indéfendable menaçant le recouvrement, la confidentialité, la trésorerie des entreprises (tout en maintenant la déclaration annuelle de revenus).

 

· Pour la défense et la reconquête des grands services publics avec le retour aux grands monopoles publics conquis à la Libération.

 

· Pour la rupture avec l’Union européenne du capital, le rejet de ses directives, l’abandon de l’euro.

 

· Pour une politique de paix, la sortie de l’OTAN et des politiques extérieures de l’UE, pour la réduction des dépenses militaires, le retour en France de tous les soldats français engagés dans les guerres impérialistes à l’étranger.

 

Notre mobilisation dans les quartiers et les entreprises, sur la base des problèmes locaux et des luttes locales, sera animée par ces priorités.

 

Repost 0
9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 07:52

Résultats et signification des élections présidentielles américaines (Lénine 1912)

Affiche du candidat socialiste Eugène Debs aux présidentielles américaines de 1912

Affiche du candidat socialiste Eugène Debs aux présidentielles américaines de 1912

Dans ce bref article, que nous reproduisons, Lénine commente les résultats des élections présidentielles américaines de 1912. Il s’applique bien encore à la situation d’aujourd’hui : aussi bien dans la critique du bipartisme « républicains/démocrates », le plus « efficace » pour « empêcher la formation d’un parti ouvrier indépendant », dans l’analyse de la crise – déjà – de cette démocratie bourgeoise, que dans les capacités de renouvellement de cette dernière face à la montée de la contestation populaire. Les élections aux Etats-Unis en 1912 ont connu le plus important résultat pour un candidat d’un parti socialiste, Eugène Debs, 6%. Le système répond à ce qu’exprime notamment cette poussée par la création d’un éphémère « Parti progressiste », dissident du Parti républicain, aux accents plus étatistes et sociaux (socio-démocrates ?) pour mieux tromper les travailleurs. Après la participation américaine à la guerre impérialiste 1916/1918, les deux partis traditionnels sauront intégrer cette dimension, en particulier face au changement du rapport de force mondial après la Révolution d’Octobre.

 

Résultats et signification des élections présidentielles américaines (Lénine 1912)

C’est le « démocrate » Wilson qui a été élu président des Etats-Unis d’Amérique. Il a obtenu plus de 6 millions de voix contre moins de cinq millions à Roosevelt (« Parti national progressiste » nouvellement constitué) et moins de quatre millions à Taft (« Parti républicain »). Pour ce qui est du candidat socialiste, Eugène Debs, il en a récolté neuf cent mille.

Si les élections américaines ont une importance mondiale, c’est d’une part parce que le nombre des voix socialistes a beaucoup augmenté, mais surtout c’est parce qu’elles ont fait apparaître une grave crise des partis bourgeois dont la décomposition a été mise en évidence de façon frappante. Enfin, l’importance de ces élections vient de ce qu’elles ont montré on ne peut clairement que le réformisme bourgeois était un moyen de lutte contre le socialisme.

Dans tous les pays bourgeois, les partis qui défendent le point de vue du capitalisme, c’est-à-dire les partis bourgeois, existent depuis très longtemps et sont d’autant plus solides que la liberté politique est plus grande.

L’Amérique est le pays où il y a le plus de liberté. Et pendant tout un demi-siècle (depuis la fin de la guerre de Sécession de 1860 – 1865), elle a eu deux partis bourgeois d’une force et d’une stabilité tout à fait remarquables. Les anciens propriétaires d’esclaves sont groupés dans le soi-disant « Parti démocrate » et les capitalistes partisans de la libération des noirs forment le « Parti républicain ».

Après l’abolition de l’esclavage, les différences existant entre les deux partis n’ont cessé de s’atténuer. Le principal objet de la lutte qui les a opposés était les tarifs douaniers, et comme cette lutte n’avait aucune espèce de signification sérieuse pour la masse du peuple, chacun des deux partis s’est employé à la tromper, à la détourner de ses intérêts vitaux au moyen de duels aussi spectaculaires que vides de contenu.

Ce « bipartisme » qui a régné tant en Amérique qu’en Angleterre a été l’un des moyens pour empêcher le plus efficacement la formation d’un parti ouvrier indépendant, réellement socialiste.

Or, voici qu’en Amérique, dans le pays qui est à l’avant-garde du capitalisme, le bipartisme vient de faire faillite ! A quoi cette faillite est-elle due ?

A la force du mouvement ouvrier, au développement du socialisme.

Alors que les vieux partis bourgeois (« démocrate » et « républicain ») étaient tournés vers le passé, vers l’époque de l’abolition de l’esclavage, le « Parti progressiste national » qui est le nouveau parti bourgeois est tourné vers l’avenir. Le capitalisme doit-il oui ou non continuer à exister : tout son programme tourne autour de cette question et plus précisément autour du problème de la protection des ouvriers et du problème des « trusts ».

Les anciens partis sont le produit d’une époque qui avait pour tâche d’accélérer au maximum le développement du capitalisme, et leurs désaccords portaient sur les méthodes à employer pour faciliter le plus possible cette accélération.

Le nouveau parti, par contre, est le produit de l’époque contemporaine, où c’est le problème de l’existence même du capitalisme qui est posé. Et comme l’Amérique est le pays qui est le plus libre et le plus avancé, c’est là que ce problème se pose avec le plus de netteté et le plus d’accuité.

Tout le programme, toute la propagande de Roosevelt et des « progressistes » visent à sauver le capitalisme … au moyen de réformes bourgeoises.

Alors que dans la vieille Europe, le réformisme bourgeois n’est qu’un bavardage de professeurs libéraux, on voit qu’en Amérique il s’incarne d’emblée dans un parti de quatre millions d’électeurs. Style américain.

Nous sauverons le capitalisme par des réformes, proclame ce parti. Nous instaurerons la législation ouvrière la plus avancée du monde. Nous soumettrons tous les trusts (en Amérique cela signifie toute l’industrie) au contrôle de l’Etat. Nous instituerons ce contrôle d’Etat afin de faire disparaître la misère, afin que tout le monde reçoive un salaire « décent ». Nous ferons régner la « justice sociale et industrielle ». Nous favoriserons toutes les réformes… La seule dont nous ne voulons pas, c’est l’expropriation des capitalistes.

En Amérique, la richesse nationale totale d’élève à 120 milliards de dollars, soit environ 240 milliards de roubles. Sur cette somme, il y en a environ 80 milliards, soit à peu près un tiers, qui appartient aux deux trusts Rockfeller et Morgan ou qui est contrôlé par eux ! Ces deux trusts composés tout au plus de 40.000 familles règnent sur 80 millions d’esclaves salariés.

D’évidence, tant que ces modernes propriétaires d’esclaves existeront, toutes les « réformes » ne seront que des mensonges. Les milliardaires matois ont manifestement loué les services de Roosevelt pour prêcher ces mensonges. Tant que le capital restera aux mains des capitalistes, le « contrôle d’Etat » promis par Roosevelt se transformera inévitablement en un moyen permettant de combattre et d’étouffer les grèves.

Mais le prolétariat américain ne reste pas endormi. Il monte la garde et il accueille les succès de Roosevelt avec une saine ironie, comme pour dire : Vous avez réussi à fourvoyer 4 millions de personnes par vos promesses de réformes, monsieur le charlatan Roosevelt ? Très bien ! Ces quatre millions de personnes qui ne vous ont suivi que parce qu’elles sentent qu’il est impossible de continuer à vivre comme par le passé, ne tarderons pas à s’apercevoir que vos promesses ne sont que des mensonges.

La « Pravda » n°164, 9 novembre 1912, signé V.I.

 

Repost 0
Publié par pcfmanteslajolie - dans International Elections
commenter cet article
4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 06:25

Vous trouverez, ci-dessous, le numéro 75 de L'opinion des communistes (4° trimestre 2016).

 

Au menu notamment:  la vraie priorité (l'augmentation des salaires, pas la présidentielle en pages 1, 2 & 3), les ravages du clientélisme à Mantes-la-Jolie (page 4).

Même avec un salaire, on n'y arrive plus.
Même avec un salaire, on n'y arrive plus.
Même avec un salaire, on n'y arrive plus.
Même avec un salaire, on n'y arrive plus.
Repost 0
16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 21:19

Nous demandons la sortie, sans plus attendre, du PCF

du processus des « primaires » pour 2017.

Cette démarche politicienne ne doit pas

phagocyter le congrès du PCF.

 

Militants et responsables du PCF, nous lançons un appel dans le Parti. 10 mars 2016

Depuis début janvier, unilatéralement, les premiers dirigeants du PCF ont décidé d’intégrer notre parti dans un processus de « primaires de la gauche et des écologistes » pour les présidentielles de 2017, suivant plusieurs appels émanant de personnalités diverses.

Le secrétaire national à « ouvert la porte » du Parti à cette procédure.

Le porte-parole du Parti participe aux réunions, à l’Assemblée nationale, du « Comité d’organisation de la primaire des gauches ».

 

Les « primaires » sont la caricature de la forme la plus discréditée de la démocratie bourgeoise et rejetée par les travailleurs en lutte.

Nous ne pouvons pas laisser l’opposition qui monte, à travers le refus du projet de loi provocateur El-Khomri, contre la politique du gouvernement au service du patronat, être canalisé par les courants de la social-démocratie, du réformisme, de la collaboration de classe.

 

Nous faisons constater que cette position, qui engage profondément notre organisation, a été prise sans aucune consultation des communistes. 

A l’issue de la réunion du Conseil national des 16 et 17 janvier, aucune résolution n’a été adoptée.

L’initiative des dirigeants n’a pas été validée.

Après deux mois de faits accomplis et d’enflure médiatique, la direction a fait adopter par le CN des 5 et 6 mars une proposition de base de discussion pour le 37ème congrès du PCF qui inclut la démarche des primaires.

Mais ce n’est pas une position décidée et valable aujourd’hui.

 

Il serait mortel pour notre parti que le congrès des communistes, les débats indispensables, entre eux, sur le bilan de la ligne du Parti depuis 2012, l’analyse de la situation et le projet communiste soient pollués, confisqués par l’option institutionnelle, politicienne des primaires, l’évolution des rivalités dans la « gauche » et son éternelle recomposition/décomposition.

 

Nous demandons pourquoi le calendrier initial, prévu par le CN début 2015, a été abandonné.

La tenue d’une « convention nationale sur le projet » avait été décidée pour le printemps 2016, préalable au 37ème congrès qui se serait tenu à la fin de l’année.

Le congrès aurait pu alors également trancher, en connaissance de cause, et en temps et en heure, la question de la candidature pour 2017.

 

La « convention » est tombée aux oubliettes.

Le congrès a été avancé au printemps 2016.

La direction laisse les primaires envahir le débat interne.

Les adhérents du PCF s’apprêtent ainsi à connaître le contraire de ce qu’on leur avait annoncé : un débat tronqué sur le fond au congrès, une décision pour les candidatures aux présidentielles, pré-conditionnée par la démarche « primaires », qui échappera à leur souveraineté à la fin de l’année.

 

Que le PCF puisse accepter l’idée de primaires à l’américaine est tout bonnement impensable !

A quoi bon prétendre dénoncer la présidentialisation de la démocratie bourgeoise si c’est pour en reprendre l’ultime caricature ?

 

Depuis deux mois déjà, les combinaisons politiciennes vont bon train, laissant nombre de militants désemparés où les luttes exigent de nous un mobilisation maximum. 

Au final, ce sera dix fois pire que l’épisode, vécu si douloureusement par les communistes, des « collectifs antilibéraux » de 2006.

La personnification de la politique, le choc des ambitions, petites ou grandes, éclatent.

La ministre de l’austérité de la justice, Christiane Taubira, est remise en selle après sa démission.

La partenaire privilégiée de nos dirigeants aux départementales et aux régionales, Emmanuelle Cosse, est soudain dévalorisée pour avoir préféré une bonne place - tout de suite – dans le gouvernement remanié...

Les primaires font également le jeu de Mélenchon qui les refuse.

Mais ce qui est bon pour la stratégie égocentrique et politicienne de Mélenchon, ne peut pas l’être pour les communistes.

 

Rentrer dans la démarche des primaires, c’est se soumettre à la perspective fausse que le changement viendra de la présidentielle.

C’est laisser écraser le contenu et les initiatives communistes sous ce choix stratégique.

 

Tous les programmes communistes que l’on pourra rédiger ensuite, subordonnés à ce cadre, ne pourront qu’être réduits à des éléments d’appoint.

Certains camarades viennent de l’expérimenter aux régionales sous le poids des alliances recherchées ou obtenues avec EELV puis avec le PS.

L’alternative à la droite et au social-libéralisme ne peut pas s’imaginer aujourd’hui dans un regroupement électoral préalable, à objectif majoritaire, dans une compatibilité politique, avec les « frondeurs » aubryistes sur la base de la nostalgie du programme de Hollande 2012, sinon avec un marchand de cosmétiques comme Hulot ou un anticommuniste et pro-européen viscéral comme Cohn-Bendit à l’initiative du premier appel aux primaires…

 

La démarche des primaires n’aboutira peut-être pas d’ici 2017.

Beaucoup de ses défenseurs avouent préparer plutôt une recomposition politique à gauche pour après 2017 suivant des exemples – non concluants voire démobilisateurs - d’autres pays d’Europe. 

Cela ne change rien à la nocivité de la démarche pour le PCF ; pas davantage que l’éventualité d’une candidature issue du PCF dans ce cadre (le secrétaire national s’est déclaré à la presse être prêt « à forcer sa nature » pour cela).

La participation au processus des primaires aura valu validation « communiste » aux autres candidatures de « gauche », notamment par la priorité affichée d’éviter à tout prix un deuxième tour droite-FN.

Une telle candidature ne peut qu’aggraver, plus encore qu’en 2007, l’effacement de l’identité et des positions communistes.

 

La priorité du Parti dans les semaines qui viennent est de contribuer à élever la lutte contre les provocations antisociales que sont le projet de loi El-Khomri, la criminalisation du mouvement syndical, l’état d’urgence... 

De larges convergences sont possibles entre la défense du code du travail, celle des statuts de la fonction publique et des cheminots, etc.

Une première victoire – le retrait total du projet - doit servir à remettre en cause tous les coups les plus graves du pouvoir depuis 2012.

Aussi, ce serait un contresens pour les communistes de rentrer dans le jeu et de laisser la loi El-Khomri être le prétexte pour toutes les déclinaisons de la « gauche » de se poser en opposants, en vue de recréer des illusions électorales réformistes et pro-européennes, d’anticiper une recomposition politique, qui signifierait une nouvelle étape de l’effacement du PCF et de ce qu’il représente comme force révolutionnaire historique dans le pays. 

Agir efficacement en communistes dans les luttes et penser les primaires sont incompatibles! 

 

Pour toutes ces considérations, nous appelons nos camarades à demander :

 

  • Que les dirigeants du PCF, autrement qu’à titre strictement personnel, suspendent toute participation au processus des primaires et le fassent savoir aux médias

  • Que le Conseil national du Parti qui sera convoqué à la mi-avril décide l’organisation d’une consultation nationale des communistes – préalable à la préparation du congrès et indépendamment d’elle – sur la participation ou non à un quelconque processus de primaires pour les présidentielles de 2017.

 

Initiateurs de cet appel, nous ne cachons pas que nous contestons de façon générale l’orientation de la direction du Parti depuis des années et que nous déposerons un texte alternatif au congrès.

Pour autant, nous mettons cet appel à la disposition de tous les communistes – qu’ils partagent ou non totalement les mêmes vues – parce qu’il s’agit de garantir des possibilités véritables de débat et de décision au congrès de juin. 

 

Pour signer cet appel ou retrouver la liste des signataires, voir en lien ci-dessous.

Repost 1
Publié par pcfmanteslajolie - dans Elections
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de pcfmanteslajolie
  • Le blog de pcfmanteslajolie
  • : Le blog des communistes de Mantes la Jolie
  • Contact

Recherche

Articles Récents