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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 07:33

L'article a été publié dans l'édition de septembre 2017 d'Ensemble, le mensuel des adhérents de la CGT.

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 08:41

Après le 12 septembre qui a déjà vu se multiplier les grèves, débrayages et manifestations (400.000 manifestants en France, 60.000 à Paris) le mouvement se poursuit.

 

Objectif: le retrait des ordonnances Macron.

 

C'est le cas notamment du personnel municipal de Mantes-la-Ville où le maire Front national applique fidèlement les stratégies de gestion mises en place par la droite et qui, dès le 21 septembre prochain, engage la riposte avec un rassemblement avant la manifestation dès 10h30 sur le parvis de la mairie de Mantes-la-Ville sous les fenêtres du maire.

 

Vous trouverez également le tract d'appel de l'union régionale Ile de France de la CGT (un départ en car est prévu à 12h00 à la maison des syndicats)

 

21 septembre. Débrayages et nouvelles manifestations
21 septembre. Débrayages et nouvelles manifestations
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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 14:32

Partons des mobilisations syndicales des 12 et 21 septembre pour faire grandir l’opposition jusqu’au RETRAIT DES ORDONNANCES MACRON !

(PCF Paris 15 – sept. 2017)

L’an dernier, l’opinion publique s’est opposée massivement – à 80% selon les enquêtes – à la loi El-Khomry. Une large sympathie, s’est exprimée pour les manifestations pour son retrait.

Cette année, les ordonnances Macron vont beaucoup plus loin dans la casse du code du travail, au-delà de la question du temps de travail. Nous affirmons que la même opposition existe qu’en 2016 dans le pays.

Quel travailleur, quel jeune à la porte de l’emploi, va croire que faciliter les licenciements, c’est « bon contre le chômage » ?

Avec les ordonnances, un salarié pourra être licencié pour refus d’une modification du contrat de travail pourtant signé avec son patron. S’il licencie abusivement sans cause économique réelle et sérieuse, un patron ne pourra plus être condamné qu’à des indemnités minimes aux prud’hommes. Les multinationales pourront déplacer leur profit vers des filiales à l’étranger pour mieux licencier et délocaliser en France. Les petits patrons pourront imposer des bouleversements de l’organisation du travail, remettre en cause les primes, malgré les accords de branches et le code du travail. Ils pourront organiser des « référendums » internes, là où ils disposent de tous les moyens de pression. Ils pourront faire sans les syndicats. Le repreneur d’un sous-traitant pourra remettre à zéro les acquis concédés aux salariés par l’ancien prestataire. Etc.

Il y en a pour 159 pages de mesures techniques et vicieuses concoctées par le patronat et que le gouvernement veut imposer par

une guerre éclair de 6 semaines contre le monde du travail.

Ce coup de force doit ouvrir une nouvelle étape dans la « libéralisation », le retour à la loi de jungle, du marché du travail. L’étatisation programmée de l’assurance chômage va finir de décharger le patronat de sa responsabilité dans le chômage. Le transfert des cotisations chômage vers la CSG n’est pas seulement dur et injuste pour les retraités (1,7% de prélèvement !) mais profondément grave pour tous les travailleurs.

Les dégâts des mêmes politiques dans les pays voisins, coordonnées par l’UE, sont connus, de la Grèce à l’Allemagne (où la proportion de travailleurs pauvres atteint 22% contre 7% en France). Il s’agit d’écraser les salaires, de généraliser la précarité, d’accentuer la surexploitation. L’aide aux PME est un alibi. Les profits sont absorbés par les donneurs d’ordres et vont à leurs dividendes. En fait de lutte contre le chômage, il s’agit de dissoudre la définition de l’emploi (aussi avec l’extension des CDI de « mission », en fait des CDD sans prime de précarité).

Il n’en est que plus important de stopper net Macron maintenant.

Partant de l’expérience de l’an dernier, le mouvement social peut gagner en 2017.

En 2016, la mobilisation des travailleurs, avec les syndicats revendicatifs, a été forte. Elle s’est heurtée à la répression scandaleuse de Manuel Valls, détournant son « état d’urgence » contre les salariés.

La convergence n’a pas été totalement réussie avec les mouvements des cheminots et des fonctionnaires, pourtant confrontés au même moment à de très graves atteintes, eux aussi, contre leurs statuts.

Surtout, le mouvement s’est trouvé court-circuité par le début de la campagne des présidentielles, les calculs politiciens et la propagation de nouvelles illusions électorales.

Cette année, les suppôts de Macron prétendent que les ordonnances faisaient partie de son programme. Quel mépris décidément de la part de ce président! Les textes ont été tenus au secret jusqu’au 31 août. La « concertation » de l’été avec les syndicats s’est effectuée dans le vide.

En début de quinquennat, il est risqué pour Macron d’envoyer les forces de répression contre des manifestants.

Choisissant d’imposer d’entrée sa ligne antisociale, Macron a de nouveau attaqué les cheminots en menaçant leur régime « spécial », pourtant associé à leur mission de service public. Aux fonctionnaires, il a déjà inflige le gel des salaires et des recrutements ; aux jeunes, la baisse des APL ; aux retraités, la ponction de 1,7% de CSG au-dessus de 1200 euros par mois. Les conditions d’une construction d’une large convergence de luttes existent, aujourd’hui comme hier, sur les statut et le marché du travail. Elle est nécessaire pour tous.

Le capital et le patronat comptent sur le blocage de la perspective politique

pour faire passer leur plan historique de recul social. Avec leurs médias, ils ont réussi à faire élire Macron et à brouiller le jeu politicien. Logiquement, la cote de popularité de Macron redescend vite et reviens à son faible socle du 1er tour de la présidentielle : 24% des voix correspondant à ceux qui ont le moins intérêt au changement.

Macron ne bénéficie pas d’un soutien majoritaire pour sa casse du marché du travail. Mais il n’existe pas d’opposition du côté des institutions et des organisations politiques pour l’empêcher.

Le président dispose d’une majorité pléthorique de « fans »  à l’Assemblée, élue grâce à une abstention record. La présidentielle a laissé à l’extrême-droite et à la droite le terrain de l’opposition politique principale. L’extrême-droite, dangereusement renforcée, reprend déjà son discours mêlant démagogie sociale, nationalisme et haine anti-immigrés. L’élimination de Fillon a libéré un espace à une droite libérale-réactionnaire située entre Macron et Le Pen.

Ce n’est quand même pas le général de Villiers qui va être le champion de la lutte contre l’austérité en pleurant hypocritement sur les dépenses de surarmement (alors qu’encore 850 millions d’euros ont été détournés des budgets civils vers les opérations extérieures)

De l’autre côté, l’opération « En Marche » a phagocyté une grande partie du PS faisant passer pour « radicaux » des politiciens réformistes comme Hamon, fils spirituel du père de la CSG Rocard et ministre de Hollande, où Mélenchon qui – souvenons-nous – appelait à voter Hollande au 2ème tour de 2012 comme pour lui-même.

Le populisme, l’agitation de Mélenchon de ses « fans » ne doivent pas cacher l’absence de tout anticapitalisme et de lutte des classes – jusqu’aux mots – dans leur programme. Communistes, nous condamnons l’opération de JLM et FI, leur tentative de détournement politicien du mouvement social qui ne fait que renvoyer toute perspective de changement à 2022.

Le monde du travail ne peut pas se permettre d’attendre à nouveau 5 ans une prochaine duperie électorale, comme le conçoit le système. Il n’existe aucun début de majorité le week-end derrière un hypothétique sauveur et le « coup d’Etat social » de FI.

Mais un rapport de force existe pour mettre en échec, tout de suite, les mesures antisociales commandées par le patronat. C’est seulement dans la lutte, la grève qu’il peut et doit s’exprimer. Sur ce terrain, les diversions de droite et d’extrême-droite sont également disqualifiées.

Aussi, communistes, nous ferons tout pour développer la lutte, les actions, les grèves pour LE RETRAIT DES ORDONNANCES MACRON, à commencer par les manifestations initiées par la CGT les 12 et 21 septembre 2017.

Les jours et les semaines qui viennent doivent être utilisées pour démonter les ordonnances, expliquer comment la plupart des salariés risquent concrètement de les subir, à construire les convergences de lutte contre la remise en cause des statuts du travail.

Dans l’histoire récente, d’autres dirigeants politiciens, frais émoulus, péroraient  sûrs d’eux, « droits dans leurs bottes », après leur avènement. Le mouvement social peut envoyer à Macron et à ses ordonnances la même claque qu’à Juppé et à son plan en 1995, à Villepin et à son CPE en 2006.

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Publié par pcfmanteslajolie - dans Emplois Salaires Paris
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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 08:53

Nous vous donnons à voir ci-dessous les prises de position du syndicat CGT de FCI-Linxens de Mantes-la-Jolie et de la CGT des retraités.

 

Des raisons complémentaires qui convergent: le développement de luttes pour un nouveau rapport de forces entre le patronat et les salariés.

Retraités, salariés: tous frappés par Macron
Retraités, salariés: tous frappés par Macron
Retraités, salariés: tous frappés par Macron
Retraités, salariés: tous frappés par Macron
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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 07:23

Parmi eux, nous vous en donnons à voir deux: celui de la RATP et celui des finances publiques de l'Isère.

 

Une illustration des attaques sans précédent contre le monde du travail (ainsi que des retraités et de la jeunesse) et des salariés qui se lèvent un peu partout pour s'y opposer et pour créer un nouveau rapport de forces face au patronat et à son supplétif: le gouvernement Macron.

Face à Macron. Les appels à la grève pour demain se sont multipliés
Face à Macron. Les appels à la grève pour demain se sont multipliés
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Publié par pcfmanteslajolie - dans Emplois Salaires Social Rencontres
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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 06:01

Nouvelle loi travail, fiscalité, logement … depuis son installation, le gouvernement Macron n’a qu’un objectif : remodeler en profondeur notre société au profit du patronat.

 

P

lus vite et plus fort que tous les gouvernements de gauche et de droite qui se sont succédé, avec « les ordonnances » et la casse du code du travail, c’est un véritable permis de licencier qui est accordé aux entreprises, c’est la multiplication des contrats précaires à moindre coût et la baisse générale des salaires qui est clairement programmée …

 

Ce sont aussi de nouvelles mesures fiscales.

ü  Pour les entreprises, la réduction de l’impôt sur les bénéfices de 33 à 25%.

ü  Pour les plus riches, un impôt sur la fortune allégé.

ü  Pour les salariés et les retraités, le remplacement d’une partie des cotisations sociales par une augmentation de la CSG (payée à plus de 80% par les salariés et les retraités).

 

On comprend facilement que le patronat applaudisse devant ce qui serait un énorme recul de société !

 

LA DETERMINATION DES SALARIES VA ETRE ESSENTIELLE.

 

Non, ce n’est pas la recherche du « moindre mal » ni la négociation « sur le poids des chaînes à porter » ou la revendication d’une 6°, 7° ou 8° République pour gérer l’existant qui règlera quoi que ce soit.

 

Face à ce patronat qui réclame toujours plus, seul l’engagement d’un mouvement social d’ampleur permettra de créer un nouveau rapport de forces favorable aux salariés, aux retraités, à la jeunesse …

 

A l’appel notamment de la CGT, ce mardi 12 septembre va être une première journée interprofessionnelle de grèves et de manifestations *

 

Plus ces grèves seront nombreuses et suivies, plus – ensemble – nous serons forts pour engager de nouvelles actions et faire reculer gouvernement et patronat, pour que la perspective d’une autre société commence à se dessiner.

Pour la manifestation parisienne, départ en car à 12h00 de la Maison des syndicats, 19 rue de la Vaucouleurs à Mantes-la-Ville

Notre tract en PDF

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Publié par pcfmanteslajolie - dans Emplois Salaires Tracts
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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 06:12

Une fois de plus, la Cour des Comptes s'oppose aux financements publics socialement et  économiquement utiles à la nation

Comme sous François Hollande, les magistrats, présidés par le très socialisant Didier Migaud, dénoncent un soit disant dérapage des dépenses publiques. Par contre, la Cour des Comptes ne critique jamais le coût exorbitant du CICE – 20 milliards d’euros par an - qui depuis 2013, a permis au chômage… de s’accroître d’un demi-million de privés d’emploi supplémentaires.

Il n'en fallait pas plus pour que le gouvernement de droite actuel annonce illico une nouvelle attaque contre la Fonction publique:

- gel de la valeur du point d’indice ;
- suppression du supplément familial de traitement ;
- deux départs à la retraite sur trois non remplacés dans la fonction publique de l’État (hors secteurs décrétés prioritaires) et un sur trois dans la fonction publique hospitalière et la fonction publique territoriale ;
- baisse du nombre de promotions et freins au déroulement de carrière ;
- augmentation différenciée de la valeur du point entre les versants de la fonction publique (quand il y aura des augmentations, ce qui visiblement n’est pas pour demain).

Le dialogue social n'est plus que de pure façade. En effet, le gouvernement n'a jamais rencontré les organisations syndicales, préférant les médias aux ordres pour attaquer la fonction publique.

Ces attaques de la droite, outre qu'elles détériorent les conditions de travail et de vie des fonctionnaires, vont dégrader incontestablement les missions de service public essentielles pour la population.

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 06:37

Liquidation du Code du travail: l'UE l'avait "conseillée" le 14 juillet 2015

Pour ne pas dire plus tant le capitalisme libre et non faussée commande en Europe et ce dans tous les domaines.

Voici donc les"recommandations européennes" sur le droit du travail français:

 

Les notes des auteurs du blog sont en caractères gras italiques bleues.  

Les extraits  du texte du conseil européen en noir.

----------

La loi sur le travail est directement issue des recommandations de la commission de Bruxelles qui impose sa politique sociale à la France !

 

Vous avez cru voter pour des députés français ? 

C'est vrai pour certains. 

Mais les députés qui voteront cette loi sont les esclaves volontaires de Bruxelles. 

Ils voteront en réalité pour les consignes européennes, élaborées avec la participation de Hollande-Moscovici-Valls-Sapin.

Sans oublier Gattaz et le grand patronat européen en coulisse ...

Les recommandations européennes ne sont que le cache-sexe du gouvernement socialiste, de la droite et du patronat.

 

Il ne nous reste plus qu'à combattre à la fois l'Union Européenne, le patronat et le pouvoir socialiste !

 

Pour cette « loi sur le travail », le gouvernement Valls3 s'appuie, entre autres,  sur une recommandation du 14 juillet 2015 du conseil européen ( sur proposition de la commission ...) à la France.

 

Ci-dessous quelques morceaux choisis de ces recommandations :

 

Recommandation pour baisser le salaire minimum et les salaires en général.

«  Le coût du salaire minimum reste élevé […] Le salaire minimum devrait évoluer d'une manière plus propice à la compétitivité [...] »

« La France devrait prendre des mesures résolues pour supprimer les seuils réglementaires prévus par le droit du travail [...] »

 

Bruxelles regrette qu'il n'y ait pas davantage de dérogations concernant les contrats de travail :

 

Il faudrait « Réviser le cadre juridique régissant les contrats de travail pourrait aider à réduire la segmentation.

Les réformes menées récemment n'ont donné aux employeurs que peu de possibilités pour déroger aux accords de branche par des accords d'entreprises.

Cela limite la capacité des entreprises à moduler leurs effectifs en fonction de leurs besoins."

Le gouvernement Valls III applique les recommandations dans sa loi sur le travail:

 

"Les branches et les entreprises ont la possibilité de déterminer de façon souple, au cas par cas et après négociations avec les partenaires sociaux, à quelles conditions il y a lieu de déroger à la durée légale du travail de 35 heures par semaine,[...] »

 

« Très peu d'entreprises ont fait usage des nouveaux dispositifs permettant un assouplissement des conditions de travail dans le cadre d'accords d'entreprise. 

Ce dispositif devrait être revu afin de donner plus de latitude aux entreprises pour adapter les salaires et le temps de travail à leur situation économique. "

 

Malgré les analyses qui démentent l'efficacité de la mesure, la dégressivité des allocations chômage est proposée par Valls 3. 

C'est que ça figure dans les fameuses recommandations  :

 

"Des mesures structurelles sont nécessaires pour garantir la soutenabilité du système.

En particulier, les conditions d'éligibilité, la dégressivité des allocations et les taux de remplacement pour les salaires les plus élevés devraient être réexaminés par les partenaires sociaux chargés de la gestion du système. "

 

"Fait à Bruxelles le 14 juillet 2015

 

Par le Conseil

Le président

Pierre Gramegna"

 

Note : Pierre Gramegna est ministre luxembourgeois des Finances. 

On peut se demander à quel titre il signe des recommandations à la France. 

Il représente tout simplement le conseil de l'Union Européenne auquel il participe - tout comme Emmanuel Macron ou Michel Sapin - quand il est question de Finances.

Le conseil de l'Union européenne émet ces recommandations sur propositions de la commission européenne.

La complexité du parcours des décisions permet d'occulter la responsabilité des ministres français et du président français dans la prise des décisions européennes ...

 

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Publié par pcfmanteslajolie - dans Emplois Europe Salaires
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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 16:44

Communistes, laissons Mélenchon à son populisme ! Notre manifestation, c’est celle du 1er mai !

EDT, 12 avril 2013

Ce qui est comique avec Mélenchon, c’est que l’idée de la fin du pouvoir personnel, version 5ème République, passe toujours par sa propre personne !

Regonflé par les médias, en ces temps d’affaires, il convoque tout seul, comme cela lui vient, un défilé national « républicain » pour le 5 mai 2013, à l’occasion de l’anniversaire de l’élection de François Hollande. Sur toutes les antennes, il se pose en chevalier blanc pourfendant ses ex-camarades du PS et celle qu’il veut à tout prix concurrencer, Marine Le Pen. La désastreuse expérience d’Hénin-Beaumont l’an dernier ne l’a pas détourné de ce qu’il imagine être un faire-valoir.

Voilà donc Mélenchon lance son annonce le jeudi 4 avril. Il ne prend pas la peine de prévenir ses amis de la « coordination nationale » autoproclamée du Front de gauche qui se réunit le même soir. Elle devra se réunir à nouveau le lendemain pour avaliser le choix du chef. Entre temps, Pierre Laurent s’est rallié à l’initiative, sans attendre la réunion du Conseil national du PCF, qui a lieu le 13 avril et qui n’aura plus qu’à enregistrer. Eva Joly et Olivier Besancenot, en perte de notoriété, saisissent la perche de Mélenchon. André Chassaigne affiche quelque réticence lundi 8 avant de s’aligner à son tour, du moins selon Pierre Laurent.

Rien que sur le fonctionnement, l’initiative du Front de gauche, pour une nouvelle « constitution », semblable à un coup politicien, est irrecevable.

Mais au-delà, qu’est-ce que l’affaire Cahuzac change à la situation politique ? Le spectacle d’un ministre du budget apôtre de l’austérité et de la lutte contre la fraude fiscale et fraudeur lui-même contribue objectivement à discréditer le gouvernement. Demain, si ses collusions avec l’industrie pharmaceutique sont avérées, on vérifiera pour qui roulent les gouvernants. Les dirigeants du PS, de l’aile gauche à l’aile droite, unanimement outragés par cette « trahison », auront encore plus de mal à masquer que leur parti est bien plus un parti bourgeois qu’un parti ouvrier. Une opportunité existe, dans le sens de l’action du PCF, pour obtenir enfin quelques moyens supplémentaires pour les services fiscaux contre la fraude.

Tout cela n’est pas à ignorer mais rien ne change dans l’appréciation de la politique mise en œuvre, hier comme aujourd’hui, par Hollande, Ayrault, hier avec le lieutenant Cahuzac. L’austérité prépare la super-austérité sous l’égide de l’Union européenne du capital. Et ma foi, il faut avoir été naïf ou sacrément manipulateur pour avoir imaginé ou fait croire que l’alternance social-démocrate aux élections de 2012 aller amener quelque inflexion politique.

Alors aujourd’hui, est-ce que l’on s’efforce de reconstituer l’immense rapport de force existant dans le pays, de soutenir les luttes pour rompre avec cette politique ? C’est normalement et constamment notre choix de communistes. Ou bien est-ce que l’on s’applique à diriger, à canaliser la colère contre des hommes et des chimères.  C’est le choix de Mélenchon et c’est un choix dangereux.

Depuis quelques semaines, se caricaturant lui-même, Mélenchon accumule les sorties injurieuses dans les médias. Content de lui, il en rediscute cyniquement autour d’un café avec les journalistes qu’il vient d’insulter. Il n’insulte pas que les journalistes mais surtout la classe ouvrière, les travailleurs, à qui ce notable éducaillé n’imagine pas s’adresser autrement que sur un mode vulgaire.

Maintenant il franchit un nouveau cap dans cet exercice de style dégradant. Nous avons toutes les raisons de ne pas apprécié Pierre Moscovici pour ses choix politiques. Mais le vouer à la haine publique, « il a un nom, il a une adresse », « il ne pense pas en français », tout cela relève du nationalisme le plus écoeurant. Les mots ont un sens ! Appeler à la « purification » de la vie politique évoque le pire. Mélenchon prend garde de ne pas dire « tous pourris », ce qui le compromettrait…

Mais quand il parle de « système intrinsèquement pourri », comment lui-même, disciple de Mitterrand et du trotskyste Lambert, qui se complaît à se décrire comme un ancien « cacique » à qui le PS avait donné une sinécure au Sénat puis au gouvernement, comme un habile maquignon de la politique la main tendue un jour à Cohn-Bendit, le lendemain à Besancenot, n’y serait-il pas intégré ? Mélenchon a bien aussi appelé à voter pour Hollande « comme pour lui-même ». Camarades, ne soyons pas non plus masochistes au point de fermer les yeux sur le mépris que les gauchistes du PG (ex-PS !) manifestent à notre égard à propos de l’amnistie sociale comme des municipales.

L’affaire Cahuzac sert objectivement à la droite pour se remettre en selle, un an à peine après la défaite de Sarkozy, alors qu’elle partage profondément (ANI, Crédit d’impôt au patronat au nom de la compétitivité, TVA antisociale etc.) les choix gouvernementaux et européens. L’affaire Cahuzac embarrasse d’un côté le gouvernement mais elle lui sert de l’autre à faire diversion sur ces choix.

A baisser le niveau du débat, Mélenchon et ses amis rentrent dans leur jeu. Dans la surenchère « populiste », les gagnants sont toujours à droite, même quand ils traînent des « casseroles » parce que l’on attend rien d’autre d’eux : Berlusconi, Tapie, bientôt Sarkozy et Le Pen…

Non, les communistes n’ont rien à faire dans les calculs de Mélenchon, d’autant plus flatté par les journalistes qu’il les insulte !

Qu’est-ce qu’il y a à commémorer le 5 mai ? L’élection de Hollande ? La non-élection de Mélenchon ? Cette date empreinte d’institutionnalisme donne la perspective du Front de gauche en France, celle de la constitution d’un « bloc de gauche », une social-démocratie de rechange, pro-UE derrière des critiques minimales, comme dans les autres pays d’Europe sous l’égide du PGE, notamment à l’occasion des élections européennes.

Le 5 mai, un dimanche, restons chez nous ! Ou bien distribuons des tracts dans nos quartiers et villages !

Il n’est nul besoin de relire Lénine et « l’Etat et la révolution » pour savoir que toutes les avancées démocratiques bourgeoises sont bonnes à prendre pour les travailleurs mais aussi que la rupture ne peut pas partir des institutions bourgeoises. L’assemblage hétéroclite de bonnes réformes, peu probables, et de gadgets institutionnels que représente le projet fumeux de « 6ème république » ne fera converger aucune force efficace pour la rupture. Les ex-ministres de la gauche plurielle portent d’ailleurs la coresponsabilité de l’avènement du quinquennat…

Communistes, rendons-nous à l’évidence. Qu’on le veuille ou non, Mélenchon a les clés du Front de gauche. C’est lui le porte-parole depuis que la direction du Parti l’a intronisé pour parachever sa « mutation ». La manifestation du 5 mai, quelles que soient les variations de discours, portera son « coup de balayette », son « qu’ils s’en aillent tous » recopié par le sinistre comique italien Beppe Grillo. L’occasion ne se prête pas à autre chose. C’est ce personnage que l’on mettra en avant.

Camarades, n’allons pas  jouer les figurants de la farce! Aucun d’entre nous ne doit se laisser droguer par ces laides paroles du bateleur !

Notre place est ailleurs, dans une autre manifestation autrement plus symbolique et importante : Celle du 1er mai. Comme salariés, comme militants, comme syndicalistes de classe, nous y  avons toute notre place, pour porter les propositions de rupture nécessaires sur lesquelles les salariés peuvent se rassembler pour gagner, pour commencer à faire reculer la politique au service du capital.

NATIONALISATIONS ! Automobile, sidérurgie, énergie… imposons le débat quand le ministre Montebourg annonce de nouvelles « ouvertures du capital » et bénit les accords antisociaux chez Renault.

HAUSSE DES SALAIRES ! Quand le gouvernement décide de rembourser 6% des salaires au patronat avec le « crédit d’impôt compétitivité », soit 20 milliards d’euros par an, payés par la TVA antisociale !

DEFENSE DE LA SECURITE SOCIALE ! Le rapport de force existe pour mettre en échec le démantèlement des allocations familiales. Les millions de salariés, de retraités qui ont manifesté en 2010 contre la casse de la retraite à 60 ans n’ont pas disparu. La « gauche » les a trompés avant 2012, en liquidant la référence fondamentale au nombre d’annuités. Mais le rapport de force existe toujours face à l’orchestration de la résignation.

RUPTURE AVEC L’UNION EUROPENNE ! Mélenchon feint de critique « l’euro Merkel », sans se priver d’accents xénophobes. Le nostalgique de Maastricht préfère « l’euro Schröder », « l’euro des peuples ». Irlandais, Portugais, Espagnols, Grecs, Chypriotes etc. tous nos camarades appellent la fin de l’euro ! Communistes français, retrouvons nos positions de toujours !

Camarades, faisons un rêve ! Que les dirigeants du PCF continuent à s’exprimer posément, sans éclat de voix, sans chercher à concurrencer Mélenchon mais qu’ils portent distinctement, à la tête de la mobilisation de tout notre parti, ses positions historiques, plus justes que jamais, la riposte à la politique du capital.

Camarades des cellules et des sections, prenons nos responsabilités !

Vive le PCF !

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Publié par pcfmanteslajolie - dans communiqué Emplois Salaires
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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 09:37
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